LA TOUR INFERNALE (John Guillermin)

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REALISATEUR

John Guillermin

SCENARISTE

Stirling Silliphant, d’après les romans The Tower et The Glass Inferno

DISTRIBUTION

Paul Newman, Steve McQueen, William Holden, Faye Dunaway, Fred Astaire, Richard Chamberlain, Jennifer Jones, O.J. Simpson, Robert Vaughn, Robert Wagner, Susan Blakely…

INFOS

Long métrage américain
Genre : film catastrophe
Titre original : The Towering Inferno
Année de production : 1974

Dans les années 90, il n’était pas rare que des studios concurrents développent parallèlement des longs métrages sur des sujets identiques (dans le genre qui nous intéresse ici, il y a eu par exemple Le Pic de Dante et Volcano en 1997). En 1973, le producteur Irwin Allen, surnommé « Le Maître du Désastre » suite au succès de L’Aventure du Poséidon, a réussi à convaincre la 20th Century Fox et la Warner de se lancer dans une collaboration (une première pour l’époque) pour produire un film catastrophe. La Fox avait les droits de The Tower de Richard Martin Stern et la Warner avait ceux de The Glass Inferno de Thomas N. Scortia et Frank M. Robinson. Les auteurs des deux romans ont été inspirés par la construction du World Trade Center et ont imaginé ce qui pouvait arriver si un incendie se déclenchait dans un immeuble de grande taille.

Pour Irwin Allen, les deux projets se seraient cannibalisés. La co-production a permis de les réunir en un, le scénariste Stirling Silliphant (déjà co-auteur du script de L’Aventure du Poséidon) piochant dans les personnages et les péripéties de chaque livre (l’idée du final de La Tour Infernale vient de celui de The Glass Inferno) pour construire son intrigue. La réalisation a été confiée à John Guillermin (Le Pont de Remagen, King Kong…), qui a été épaulé par Irwin Allen pour les très réussies scènes d’action.

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La distribution coche toutes les cases de ce type de superproduction. Il y a les grandes stars du moment. Steve McQueen est le chef des pompiers et Paul Newman est l’architecte du plus grand gratte-ciel du monde, ce dernier découvrant bien trop tard que sa création n’est pas aussi sûre qu’il le pensait car des économies ont été faites dans son dos par le promoteur et l’ingénieur en charge de la construction. Les deux acteurs entretenaient une amicale rivalité et il y a eu pas mal de discussions pour savoir qui serait la tête d’affiche et pour s’assurer que chaque prestation ne serait pas déséquilibrée en termes de dialogues. Faye Dunaway (Bonnie & Clyde, Chinatown…) est Susan, journaliste et petite amie de l’architecte.

Il y a les acteurs « en fin de carrière », les grands noms qui avaient déjà une longue carrière derrière eux, comme William Holden (qui voulait être crédité en premier mais son star power n’était plus le même), Jennifer Jones (Duel au soleil, Les Insurgés…) et Fred Astaire. Et il y a les seconds rôles solides, dont la durée de vie est plus ou moins limitée et dont la présence au sein du scénario se limite à leur fonction : Richard Chamberlain est celui par qui la catastrophe arrive, l’homme détesté par à peu près tout le monde; Robert Wagner est le chargé des relations publiques (qui choisit le mauvais jour pour s’enfermer dans son bureau et coucher avec sa secrétaire) et Robert Vaughn est l’homme politique invité à l’inauguration qui tourne au cauchemar.

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Certains films catastrophes souffrent d’une exposition un peu « plan-plan » et La Tour Infernale fait partie de ceux-là. Il faut environ trois quarts d’heure (sur les 2h40 du métrage) pour que les différents éléments se mettent en place (pas tous intéressants car certaines petites histoires comme celle, aussi mignonne soit-elle, entre les personnages campés par Jennifer Jones et Fred Astaire font un peu trop « remplissage »). Mais une fois lancé, le spectacle ne déçoit pas et enchaîne les scènes tendues et spectaculaires et les visuels accrocheurs dans une belle montée en puissance, avec des effets qui n’ont rien perdus de leur efficacité.

La Tour Infernale fait partie de ces productions des années 70 qui ont connu un nouveau doublage dans les années 2000, le genre de décision qui me désole toujours. Je suis tombé dessus pour la première fois hier en revoyant le film sur TCM et la qualité a vraiment baissé. Ce n’est pas que je n’aime pas la voix de Patrick Floersheim par exemple (qui fut un très bon doubleur de Jeff Bridges et Michael Douglas) mais je trouve qu’elle ne colle pas vraiment à Paul Newman. Et cela s’applique hélas à l’ensemble de la distribution…

Je pense que tu voulais écrire Fred Astaire :wink:

Crotte (je pense Astaire, j’écris Sinatra…n’importe quoi)…^^
Merci, je corrige…

1 J'aime

ça n’arrive pas qu’aux autres. :innocent:

tenor

Un mythe s’effondre.
Je vais me coucher, j’arrive pas à m’en remettre !

Dans le genre message moraliste, ça se pose un peu là, d’ailleurs : lui meurt brûlé en tentant de franchir un rideau de flamme, elle est précipitée dans le vide… Une métaphore on ne peut plus explicite de la damnation du pêcheur. Le film oppose par ailleurs l’architecte intègre et l’officier des pompiers, hommes de devoir, à une Babylone d’individus superficiels et corrompu qui trouvent une juste fin. (Y compris O.J. Simpson, barman broyé par des ornements en pierre, bien fait !) La nature (Dieu) se venge des pêcheurs (l’incendie) puis sauve les bonnes âmes (le déluge salvateur), tirez-en une bonne leçon.
Si on fait abstraction du message réac, ça reste quand même un film spectaculaire.

Ta mémoire te joue des tours… :wink:
O.J. Simpson ne joue pas le barman, mais le responsable de la sécurité. On le revoit à la fin du film, avec dans les bras le chat qu’il a sauvé dans un appartement et qu’il tend à Fred Astaire…

Non, à Sinatra

Gna, gna, gna…^^

Euh… Du pécheur, plutôt… ~_____^

Tori.

Gna, gna, gna…^^