MAD MAX : AU-DELÀ DU DÔME DU TONNERRE (George Miller & George Ogilvie)

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REALISATEURS

George Miller & George Ogilvie

SCENARISTES

Terry Hayes et George Miller

DISTRIBUTION

Mel Gibson, Tina Turner, Bruce Spence, Angelo Rossito…

INFOS

Long métrage australien
Genre : action/science-fiction
Titre original : Mad Max Beyond Thunderdome
Année de production : 1985

Après le deuxième Mad Max, George Kennedy a diversifié les activités de sa société Kennedy Miller Productions en se tournant vers la télévision pour produire trois mini-séries. En 1982, il se lance aussi dans sa première expérience américaine avec la réalisation d’un des segments de l’anthologie La Quatrième Dimension. Pendant cette période, il a également réfléchi à un nouveau projet, une sorte de version post-apocalyptique de Sa Majesté des Mouches, dans laquelle une tribu d’enfants perdus est découverte par un adulte. Max ne faisait alors pas partie du tableau jusqu’à ce que la Warner propose de participer au financement d’un nouveau Mad Max.

La pré-production de Mad Max 3 a été marquée par une tragédie. En juillet 1983, Byron Kennedy, l’ami de toujours de George Miller, à ses côtés depuis son premier court-métrage, s’écrase en hélicoptère pendant les repérages. Il n’avait que 33 ans. George Miller perd alors son intérêt pour le film mais il se décide tout de même à se remettre au travail, pour aller de l’avant et supporter le deuil. Parce qu’il avait naturellement besoin d’aide dans cette période difficile, Miller a demandé à son ami George Ogilvie, l’un des réalisateurs des séries TV de Kennedy Miller, de diriger Mad Max 3 avec lui en se répartissant les tâches.

J’ai souvent lu que pour beaucoup Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre est le film le plus « grand public » de la saga…ce qui n’est pas faux et ce n’est de toute façon pas un défaut. Il n’a pas la force de Mad Max 2 : Le Défi qui reste (pour moi) le meilleur opus de la trilogie avec Mel Gibson mais il offre ce qui est resté pendant longtemps une intéressante fin pour le personnage. Pour Max Rockatansky, la fin du monde a véritablement débuté avec la mort de sa femme et de son enfant. Pour survivre sur la route, il faut se montrer impitoyable et dans les deux longs métrages suivants, c’est au contact des enfants que l’ancien flic retrouve une part de son humanité.

Les trois actes de Mad Max 3 sont tout de même un chouïa inégaux. La première partie est la plus percutante. Après avoir été dépossédé de ses biens par un bandit volant (Bruce Spence dans un rôle quasi-identique à celui qu’il tenait dans le 2…mais ce n’est pas le même « homme à l’autogyre »), Max poursuit son voleur jusqu’à Bartertown, la « ville du troc » (très chouette direction artistique pour ce lieu grouillant). Pour pouvoir y circuler, il propose ses services à la maîtresse des lieux, Entité (une amazone campée par Tina Turner). Entité se sert de lui pour régler son conflit avec Maître/Bombe, le duo nain/colosse qui contrôle le « monde d’en dessous », une véritable usine à merde de porcs qui fournit le méthane qui fait tout fonctionner à Bartertown. Bonne caractérisation pour ces deux protagonistes qui dévoilent différentes facettes durant le déroulement du récit…

Le combat sous le Dôme du Tonnerre est un excellent moment d’action dans une ambiance très « jeux du cirque ». Le point culminant de cette baston intense est la révélation de l’identité de Bombe (jusque là masqué) qui va précipiter le sort de Max. Parce qu’il n’a pas obéi aux règles de l’arène (deux hommes entrent, un homme sort), Max est exilé dans le désert, vers une mort certaine. Il sera sauvé par une colonie d’enfants, descendants de survivants du crash d’un Boeing. Les gosses pensent que Max est le fameux « Capitaine Walker », revenu pour les ramener vers la civilisation. Mais à part les éléments peu recommandables de Bartertown, il n’y a pas trace de civilisation à la ronde…

Malgré quelques jolis passages, cette partie se traîne un peu jusqu’au passage imposé de la poursuite finale, toujours spectaculaire et énergique. Le final laisse Max (Mel Gibson quittait le rôle pour un autre personnage récurrent qui allait faire de lui une star, Martin Riggs dans L’Arme Fatale) dans une situation assez identique à celle du deuxième film, parachevant son aura quasi-mythique transmise de génération en génération par ceux qui ont croisé sa route.

Out of the ruins
Out from the wreckage
Can’t make the same mistake this time

We are the children
The last generation (the last generation)
We are the ones they left behind

And I wonder when we are ever gonna change it
Living under the fear 'til nothing else remains

We don’t need another hero
We don’t need to know the way home
All we want is life beyond the Thunderdome

1 J'aime

à noter la présence de Katharine Cullen,la comédienne principale de « Alana ou le futur imparfait ».

Elle joue l’un des enfants.

Mon 1er Mad Max. Je l’avais vu avec mes cousins. Je ne sais pas si j’avais 10 ans !

Je crois que j’ai commencé par le deuxième, pour ma part.
Et je dirais que j’ai vu le premier… en dernier.
Après, de la trilogie d’origine, je crois que je n’en ai vu aucun en salle. Mais pas sûr. Je pense que les deux derniers, je les ai loués au vidéo-club. Mais bizarrement, je n’en ai pas grand souvenir, des circonstances.

J’aime bien ce troisième, parce que Miller se moque de son propre univers (ah, le carburant à base de crotte de cochon…), s’amuse à déconstruire la déconstruction, et pointe du doigt le fétichisme du monde disparu (l’avion, la télé…). Sous ses allures de comédie, le film dresse un constat sans doute encore plus noir concernant « l’après ».

Jim