NUITS DE CAUCHEMAR (Kevin Connor)

REALISATEUR

Kevin Connor

SCENARISTES

Robert & Steven-Charles Jaffe

DISTRIBUTION

Rory Calhoun, Nancy Parsons, Nina Axelrod, Paul Linke…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : Motel Hell
Année de production : 1980

Vincent Smith et sa soeur Ida sont des fermiers qui s’occupent également d’un motel, le Motel Hello. Vincent y vend sa viande fumée, très réputée auprès des clients de passage…alors qu’il s’agit en fait de chair humaine. Vincent pose régulièrement des pièges sur les routes voisines pour attraper ses victimes. Avec l’aide d’Ida, il les enterre jusqu’au cou dans son « jardin secret » et leur sectionne les cordes vocales pour les empêcher de crier. Il les garde dans le sol et les nourrit jusqu’à ce qu’ils soient prêts pour la « récolte »

Le réalisateur britannique Kevin Connor a débuté sa carrière en travaillant pour le studio Amicus. Il a d’abord mis en scène leur dernière anthologie horrifique, Frissons d’Outre-Tombe, avant de se faire un nom grâce à plusieurs films d’aventures fantastiques, du Sixième Continent en 1974 au Trésor de la Montagne Sacrée (1979) en passant notamment par Les Sept Cités d’Atlantis (1978), pour ne citer que quelques titres. Kevin Connor est ensuite parti aux U.S.A. où il a galéré un peu avant de tomber sur le script de Motel Hell qui lui a permis de renouer avec l’horreur.

Nuits de Cauchemar fut un temps prévu pour la Universal, avec Tobe Hooper à la réalisation. Mais le studio ne savait pas vraiment quoi faire de ce projet et a fini par laisser tomber et le vendre à United Artists. Tobe Hooper est également passé à autre chose ce qui, rétrospectivement, n’était pas étonnant car je pense qu’il avait déjà assez donné dans le sous-genre du « backwoods/redneck horror » (ces films de survie face à des bouseux complètement tarés dans des coins de campagne reculés) avec Massacre à la Tronconneuse et Le Crocodile de la Mort.

Kevin Connor a tout de même demandé un changement majeur avant de s’engager…que le scénario, à l’origine beaucoup plus sombre, soit réécrit pour que le ton se rapproche plus d’une comédie à l’humour (très) noir. Ce qui passe notamment par le décalage entre l’image sympathique et la bonne humeur communicative renvoyée par le fermier Vincent et son sourire beaucoup plus inquiétant lorsqu’il s’occupe de son « bétail » bien particulier. Rory Calhoun (Le Colosse de Rhodes) livre une excellente interprétation et forme un duo jubilatoire avec Nancy Parsons (notamment connue pour la série des Porky’s), qui joue sa dégénérée de soeur.

L’exposition est un brin mollassonne et décousue, avec l’introduction d’une jolie jeune femme (victime présumée que Vincent va laisser vivre suite à un rare élan de générosité) qui va perturber la dynamique de cette étrange famille à laquelle appartient également le shériff, petit frère benêt qui n’a aucune idée des activités morbides de Vincent et Ida (la viande est goûtue, pourquoi se poser des questions ?). Plus l’histoire avance et plus cette bisserie mordante prend une tournure bizarre et déjantée, entre les expéditions de chasse de Vincent et les visites glauques au jardin, rythmées (si l’on peut dire) par les bruits peu ragoutants émis par le « potager » humain.

Notamment marqué par un duel à la tronçonneuse entre les deux frangins, le final n’est pas avare en rebondissements, entre action bien saignante et visuels bien barrés. Un drôle de mélange mais la sauce a bien pris !

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Hotz :

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Chris Moreno :

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Quelle rapidité ! ^^

Alex Sanchez

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Des cochons tronçonneurs, ça ne pouvait qu’attirer les dessinateurs.

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Francesco Francavilla :

Il y a eu une adaptation en comics en 2010, chez IDW, en trois numéros…

Tori.