RÉÉDITIONS DC : TPBs, Hardcovers, Graphic Novels

Tu aurais du faire ta chronique la semaine dernière, j’avais ma remise de ma carte de fidélité chez pulp’s, c’est bien le genre de bouquins que tu es content d’avoir gratos au moins t’es pas déçu. Je le feuilletterai à mon prochain passage là bas voir si je craque. Là j’attends plus le second omnibus de la période précédente, vu que du côté d’urban ça à l’air d’être mort et enterré ( et c’est bien dommage)

Ah là là, que je suis mal organisé.

Jim

Il n’est pas impossible que tu craques pour le suivant.

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Encore sous une couverture inédite de Tom Grummett et Karl Kesel, Wonder Woman and Justice League America compile la suite des aventures de la Ligue selon Dan Vado. L’histoire prend une telle ampleur qu’elle concerne également la série jumelle, Justice League International, et une série dérivée, Justice League Task Force, illustrée par l’excellent Sal Velluto (très bien encré par Jeff Albrecht) et écrite par… Mark Waid.

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Tout commence par une mission fédérale : l’agent Charles est chargé d’appréhender les membres d’une secte vouant un culte à « la machine ». Mais l’affaire tourne mal. Conformément à leur rôle, les justiciers viennent soutenir les forces de l’ordre, et Captain Atom et Ray se retrouvent rapidement face à l’entité qui se trouvait derrière le dieu vénéré par les fanatiques : Dreamslayer, membre des Extremists, censé être mort mais que Bloodwynd a croisé dans une dimension alternative (voir tome précédent).

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En premier lieu, on remarquera que Dan Vado a de la suite dans les idées et construit un récit sur le long terme. En effet, ses premiers épisodes avaient permis de retrouver les Extremists tout en appliquant concrètement le nouveau rôle des héros, dont une partie des installations est financée par l’ONU. De même, durant la saga impliquant Tora, il avait laissé entendre que l’entité derrière le coup d’État était peut-être Dreamslayer, laissant entendre qu’il s’agit là du méchant de son épopée. Il confirme donc l’impression et donne de l’ampleur à son récit.

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En second lieu, nous faisons la connaissance du nouveau dessinateur de la série, un certain Marc Campos, dont le style n’est pas exempt de défauts, mais qui fait preuve d’une générosité évidente. En prise avec l’air du temps, il est adepte de traits de vitesse, de personnages sortant des cases, de visages hurlants. Si ses anatomies sont torturées, on ne peut néanmoins pas dire qu’il souffre de défauts ou de faiblesses visibles. C’est bien troussé, mais constamment éclaté, à la limite de la surdose. S’il fallait comparer, c’est un peu comme Jim Calafiore, si ce dernier arrondissait ses traits au lieu de dessiner à l’équerre. Quoi qu’il en soit, dans cette période de surabondance de séries, confiées souvent à des dessinateurs dont la rapidité de livraison l’emporte sur la qualité, Marc Campos fait figure de bonne surprise.

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Parallèlement, Dan Vado, toujours dans le rythme soutenu qui avait caractérisé le tome précédent, parvient à glisser quelques subplots. C’est ainsi qu’il montre des catastrophes naturelles (tremblements de terre et autres fléaux…) annonciateurs de quelque chose de grave, et qu’il met en scène le retour d’un héros oublié, Amazing Man, en la personne du petit-fils du tenant du titre, qui cherche auprès de la Ligue et notamment de Jay Garrick un conseil.

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Comme beaucoup d’autres, le nouvel Amazing Man est hanté par des cauchemars. De même, différents vilains de plus ou moins gros calibres (Darkseid, Vandal Savage, T. O. Morrow…) voient eux aussi arriver une menace d’ampleur cosmique. Les choses se précisent après les trois épisodes consacrés à Dreamslayer.

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Les tremblements de terre des épisodes précédents annonçaient l’arrivée de l’Overmaster, un super-vilain venu de la période Gerry Conway (donc avant Crisis), époque à laquelle il arrivait sur Terre afin de faire le tri parmi les espèces. Cette fois-ci, il est bien déterminé à éliminer l’espèce humaine en bloc. Quant aux victimes de cauchemars, ils forment pour la plupart les rangs du Cadre, nouvelle version de sa petite armée personnelle. C’est le début du cross-over « Judgment Day ».

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Réunissant l’ensemble des Ligues, Wonder Woman fait part à ses équipiers de la situation. Des tensions apparaissent, Captain Atom voulant intervenir et Wonder Woman préférant analyser la situation, d’autant que l’Overmaster a posé un ultimatum interdisant toute activité super-héroïque (ou méta-humaine, si vous voulez). L’équipe de Captain Atom mène une action au Mont Everest, là où le vaisseau de l’Overmaster s’est posé, mais le bilan est lourd : Booster Gold, dans sa nouvelle armure, est grièvement blessé, et Ice est retournée par l’ennemi.

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Les épisodes s’enchaînent de manière assez fluide. Les lecteurs qui, comme moi, n’auraient pas lu les autres séries ne sont pas trop perdus (quelques personnages méconnus, certes, mais autrement, le statu quo est expliqué en route, par exemple en ce qui concerne L-Ron dans le corps de Despero…). Outre les tensions internes au groupe, la Ligue, plus nombreuse que jamais, subit aussi la pression de la sphère politique (Max Lord met sur pied l’équipe des League-Busters menée par Peacemaker) et la vindicte de la populace qui voit d’un très mauvais œil le moindre super-pouvoir.

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Aux commandes de Justice League International, nous retrouvons Gerard Jones, cette fois-ci associé à un certain Chuck Wojtkiewicz, dont le travail est loin d’être inintéressant. Évoluant dans les sphères graphiques de Mike Wieringo ou d’un Greg Capullo première manière, il met beaucoup d’énergie dans ses planches et anime ses personnages dans un style légèrement cartoony assez agréable.

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Question scénario, on signalera l’excellent Justice League Task Force #14, où Mark Waid rythme sa narration par une succession de cadrages sur le carnet de notes de T. O. Morrow, qui a vu le futur, et qui biffe la suite d’événements qu’il avait précédemment notés. C’est plutôt finaud, car justement, une partie de l’intrigue tourne autour de Booster Gold, qui est censé connaître le déroulement des événements puisqu’il vient du futur, et qui se retrouve dans une situation inédite (mort pendant quelques secondes, amputé d’un bras) qui ne correspond pas à l’enchaînement des faits. Le lecteur était donc soulagé de savoir que ce qui était prédit n’allait pas se dérouler. Mais la vision du carnet de Morrow permet à Waid de retourner les attentes et de précipiter un coup de théâtre.

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Le récit a un souffle épique indéniable, propose une aventure de grande ampleur, avec son lot de drames à la clé. Le groupe est frappé par un deuil, et ses liens avec l’ONU sont mis à mal… Le recueil se conclut sur quelques subplots (l’un d’eux implique Jay Garrick, mais je crois que ça renvoie à une intrigue dans Flash, même si je n’en suis pas sûr). Cependant, la ligne des comics liés à la Ligue est sur le point de se transformer. Jones et Wojtkiewicz reprennent Justice League America, tandis que Justice League International s’arrête deux mois plus tard, à l’occasion de l’opération « Zero Hour », et que Dan Vado et Marc Campos vont s’occuper d’une nouvelle série, Extreme Justice, très nineties dans le titre.

Jim

Oooohhhh j’aime ce que je vois. Je ne te remercie pas Jim.

Ca fait un moment que ces 2 volumes sont dans ma PAL, mais même le confinement ne m’a pas permis d’arriver jusqu’à eux. :sweat_smile:
En tout cas ça donne envie d’après ce qu’en dis Jim !

C’est pas mal, hein. Entre le classicisme adamsien de Velluto, l’approche fluide de Wojtkiewicz et le trait de Campos, qui absorbe les choix contestables de l’école Image pour en tirer quelque chose, ça donne un TPB assez agréable à l’œil, en dépit d’une première impression mitigée.

Je t’en prie, tout le plaisir est pour moi.

De mémoire, ils datent de 2016 et 2017. J’imagine qu’ils sont encore disponibles, mais sait-on jamais, ça va parfois assez vite, la fin commercial d’un TPB.

C’est une bonne surprise : je les avais pris (les quatre) à leur sortie, parce que j’étais curieux de lire cette période dont j’avais cru comprendre qu’elle était riche en péripéties, mais là, une fois le cycle terminé, je suis plutôt content de ma découverte.

Jim

Ah mais quand je dis dans ma PAL, c’est qu’ils sont à la maison (et depuis leur sortie puisque je les avais précommandés, c’est dire le retard de lecture :sweat_smile: ).
C’est la shopping list, pour des titres que je n’ai pas encore achetés. :wink:

Oui, j’aurais dû mettre un alinéa, parce que le propos s’adressait à tout le monde, en fait, et notamment à Kab qui ne me remercie pas parce qu’il sait qu’il va dépenser des sous.
:wink:
Mais si toi tu les as déjà, n’hésite pas à venir donner ton avis quand tu seras arrivée à ce stade de la pile.

Jim

Merci, Jim. Je me suis souvent demandé si cette période « valait » quelque chose.
Tu vas lire et chroniquer Extreme Justice ?

hehe
vu cette série en cherchant le spires couvs des 90’s

Vu que je suis plutôt flemmard et que j’aime bien lire sur papier dans mon lit, je ne pense pas. Mais j’y jetterai un œil, pour voir, il n’y a pas beaucoup d’épisodes, j’ai l’impression.

Là, sur la pile, je crois que je vais bientôt parler de Resurrection Man (merci au Mallrat pour cette découverte, tardive mais enthousiaste), des Warrior Three (et de ce pauvre Joe Barney qui est l’incarnation d’une carrière manquée, j’ai l’impression) et de quelques autres trucs ici et là…

Hahahaha

Mais bon, les couvs, c’est un peu comme les bandes-annonces : c’est parfois très trompeur.

Jim

Oh, cool ça. Très nineties, de façon assez déconcertante quand on a plutôt en tête les travaux ultérieurs de DnA, mais cool.

(Par contre je me rends compte que je suis absolument incapable de me souvenir si j’ai lu ou non la version New 52, pourtant confiée aux mêmes auteurs. Je me dis que logiquement, j’ai dû au moins tenter, mais j’ai beau me creuser la cervelle, zéro, zip, zilch, nada, rien qui vient.)

Dommage que toute la première série ne soit pas compilée en tpb, j’ai galéré à trouver la suite ( il le manque encore des épisodes). Mais c’est vachement bien.
La version new 52 je l’ai lue aussi mais j’en garde pas un grand souvenir

Je ne suis pas très fan des premières pages présentées par Jim. Les dernières, ouais, mais les premières … mouais !

En cherchant rapidement, j’ai l’impression qu’il n’y a qu’un TPB pour la première série (et deux pour celle du nioufiftitou). C’est bien ça ?

Jim

C’est ça. Pour la première série seulement les 14 premiers épisodes sont compilés sur 27.

Zut.
Je suis en train de le finir. C’est vraiment très sympa.

Jim

J’avais pris une bonne claque à l’époque. C’est vraiment bien foutu.

Donc, Resurrection Man.

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Quelques précisions en guise d’introduction. La série est lancée en 1997, avec des scénarios de Dan Abnett et Andy Lanning, et des dessins de Jackson Guice, dans le style instable qu’il adopte quand il n’est pas encré. Et même si Ray Kryssing assure une partie de l’encrage, on retrouve les hésitations confinant à la maladresse qui caractérisent certaines de ses prestations, où son trait hésite entre l’inspiration photographique et l’interprétation décalée. C’est toujours très joli, mais il manque l’affirmation d’une patte qui ferait la différence (c’est là qu’un Denis Rodier, durant la période Superman, stabilisait le style en lui donnant de la cohérence).

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Autre précision : jusque-là, je n’avais lu de Resurrection Man que le numéro relié à la saga « One Million ». Dans ce récit situé dans un futur lointain, très lointain, le héros était opposé à Vandal Savage. Cela m’avait donné de fausses impressions sur la série, et j’étais, jusqu’à la lecture du TPB, persuadé que les deux ennemis se connaissaient depuis bien plus longtemps, au point que je pensais que les pouvoirs de l’homme qui ne meurt pas remontaient à la préhistoire qui a vu naître l’homme des cavernes immortel. C’est donc une découverte totale, pour moi.

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Le héros en question, c’est Mitch Shelley. Dès la première planche du premier épisode, les bases sont posées : Mitch n’est pas immortel à proprement parler. Au contraire, il peut mourir, mais à chaque fois il revient à la vie (quelle que soit la blessure), et à chaque nouvelle vie (plus que nouvelle incarnation, puisqu’il dispose toujours du même corps), il développe un nouveau super-pouvoir. Rien que dans le premier épisode, il meurt deux fois, histoire de faire bonne mesure et de bien montrer le système.

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Le problème de Mitch, c’est qu’il est amnésique. À chaque fois qu’il meurt, il des flash qui lui montrent des bribes de souvenirs, comme sous l’effet d’un choc, comme si sa mémoire allait être « rebootée ». Mais il est bien incapable de reconstituer son passé. Grâce à l’aide d’une bibliothécaire, il parvient à trouver quelques informations, et découvre que Mitch Shelley était avocat avant de disparaître dans une explosion. Décidant de se mettre en quête d’information, il est interrompu par l’irruption de deux femmes (les deux tueuses du tandem Body Double) qui le traquent, on ne sait pas encore bien pourquoi.

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Dans le deuxième épisode, Mitch croise la Ligue de Justice, aux prises avec un colosse dans lequel je crois reconnaître Amazo (mais je ne suis pas bien sûr). S’étant mis en tête qu’il avait été un avocat véreux, Mitch décide d’utiliser ses pouvoirs pour aider son prochain, la présence des justiciers étant l’un des éléments déclencheurs de sa prise de conscience.

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Les prochains épisodes sont consacrés à sa quête. Il retrouve sa femme et son ancien associé, met bien entendu les pieds dans le plat d’un complot ayant visé à se débarrasser de lui, ce qui attire l’attention d’une détective privée et d’un flic véreux. À nouveau, les complices tentent de le tuer, ce qui tourne au grand-guignol puisque, justement, Mitch renaît à chaque fois, malgré l’acharnement de ceux qui visent à le détruire.

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Parallèlement à cela, un autre être à pouvoir le suit comme son ombre : Hooker, qui dispose de capacités surnaturelles et qui développe un tempérament d’assassin, le traque et semble parfaitement capable de le « renifler » de loin. Bien sûr, Hooker finira par retrouver Shelley, ce dernier ayant été capturée par la détective privée alors qu’il sortait tout juste de sa tombe. Les scénaristes laissent entendre que les pouvoirs des deux adversaires sont liés, que leur rencontre est littéralement explosive, mais ils ne donnent guère plus d’explication.

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Bien entendu, au fil des morts à répétition, Mitch développe des super-pouvoirs qui varient en nature et en puissance. Et après la rencontre avec Hooker, il se retrouve nanti d’une carapace qui lui permet de faire irruption au milieu des différentes parties concernées.

Le sixième épisode est consacré aux Body Doubles (pas formidablement dessiné par Joe Phillips), qui ont enfin capturé le fameux « Resurrection Man » qu’elles livrent à leur commanditaire, un certain Mr. Fancy, directeur du « Lab ». Le récit est connecté au cross-over « Genesis » (qu’il faudra que je lise un jour, tiens), et plutôt rondement mené, jetant un autre éclairage sur l’intrigue.

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L’épisode 7, sous une belle couverture de Tom Grindberg qui rend hommage à Wrightson, conduit Mitch à Gotham, ville en plein chaos qu’il traverse (et où il meurt plusieurs fois), attirant l’attention de Batman. Le chevalier Noir comprend que cet homme, dont la réputation lui est parvenu et qu’il pensait n’être qu’une légende urbaine, a un but, qui nous est révélé à la toute fin : Mitch souhaitait renouer avec la bonne qui, dans son enfance, a été la seule mère qu’il ait connue.

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Le chapitre suivant est une petite histoire située dans une bourgade fêtant Halloween. Là encore, les scénariste tissent une histoire d’un seul tenant, qui confine à la fable charmante avec une petite chute à clin d’œil. Signalons que ces deux épisodes affichent la fameuse cohérence graphique que j’évoquais plus haut, l’encrage de Guice évoquant sans conteste le trait de Joe Kubert. Dommage que toute la série n’ait pas adopté un style aussi énergique, qui court-circuite l’aspect photographique parfois déplaisant du dessinateur.

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Fort des informations récupérées lors de la capture par les Body Doubles, Mitch renoue avec Kim, la détective privée qui l’avait précédemment assommée, afin d’en savoir plus sur le « Lab ». Son périple le conduit sur le chemin de Lucky Falcone, un mafieux lié à l’affaire, mais surtout de Hitman.

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Abnett et Lanning prennent le temps également de raconter le devenir des autres personnages (l’épouse de Mitch internée, Keach le flic ripoux en prison…). Ce qui permet de donner beaucoup de cohésion à la série et de préparer les rebondissements à venir.

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La présence de Hitman permet aux auteurs de jouer avec ironie et sadisme sur les déclinaisons de pouvoir chez Mitch, Monaghan s’évertuant à tuer et retuer son allié de circonstance jusqu’à ce qu’il développe des pouvoirs suffisamment intéressants pour lui permettre de prendre le « Lab » d’assaut.

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Bientôt, Mitch fait face à Mr. Fancy, et découvre que ses pouvoirs proviennent de la nanotechnologie. Infesté par des « Teknites » (ou « Tektites », les scénaristes et les lettreurs ne semblant pas s’accorder sur la graphie, d’un épisode à l’autre), Mitch est perpétuellement reconstruit, les robots microscopiques reconfigurant son métabolisme à chaque fois, ce qui lui confère des pouvoirs. Plus spectaculaire, Shelley découvre que Hooker est en réalité le précédent directeur du « Lab », sur qui la nanotechnologie a eu un effet moins heureux.

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Tout cela finit dans une explosion, Shelley et Hooker disparaissant. Le treizième épisode s’intéresse à un shérif ayant croisé Mitch quelques années plus tôt, et le chapitre prend la forme d’une petite fable, plus sérieuse que celle de l’épisode 8, et très marquante. Abnett et Lanning glissent également une idée intéressante : le pouvoir dont dispose Mitch à ce moment influence sa personnalité, ce qui pose la question, à long terme, de ce que Mitch peut conserver d’une « vie » à l’autre.

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L’épisode 14, dernier de cette compilation, gère l’après. Kim et sa sœur sont toujours sans nouvelles de Mitch. Keach est possédé par une entité qui lui permet de s’évader. Le crâne de Hooker a été récupéré par un jeune et riche milliardaire, bailleur de fonds pour le « Lab » et commanditaire des Body Doubles. et la dernière planche laisse entrevoir que Mitch est désormais sous la forme d’un fantôme. Fin de la compilation.

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Parlons-en un peu de cette compilation, justement. La rédaction fait le choix de ne marquer aucune rupture entre les épisodes, entassant les couvertures à la fin du recueil. C’est sans doute un choix éditorial lié à la pagination (placer les couvertures revient à loger également une page en verso dans le chemin de fer, si bien que quatorze couvertures, ça fait vingt-huit pages en tout à rajouter), mais le procédé demeure assez inélégant. Pire, il y a une page pixellisée, une rupture inutile dans un épisode, et une double page publiée recto-verso. Bref, le recueil fait preuve d’un manque d’attention flagrant (une de ces erreurs, ça va, l’ensemble dénote un désintérêt flagrant).

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Pire que tout, le recueil n’aura visiblement pas eu le succès escompté puisqu’il ne sera pas suivi d’un tome 2 qui aurait pu permettre de collecter l’ensemble. J’ai parcouru en diagonale la suite, et le dernier récit semble très intéressant, faisant revenir les Forgotten Heroes et développant les liens qui unissent (ou pas) Mitch à Vandal Savage. Ça semble avoir du souffle, dommage qu’il faille courir après les fascicules pour compléter ce qui semble être une série secondaire de grande qualité. Il est difficile de déterminer si Abnett et Lanning avaient tout en tête dès le début, ou s’ils ont adapté le récit au fur et à mesure de l’avancée (le traitement de Hooker semble pencher pour cette explication), mais dans l’ensemble, ça reste une lecture très agréable.

Jim

Oups désolé… je n ai aucun souvenir de tous ces points (faut dire que j ai pris le TP en 2012… lu une fois (à la plage d ailleurs) et avait pas trouvé super super…