RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Et une pincée de DC également (une photo encadrée de Superman visible uniquement sur la planche originale, Kandor sous sa cloche, un morceau de kryptonite, la tiare de Diana Prince).

https://www.comicartfans.com/gallerypiece.asp?piece=405821

Toujours chez cet auteur, il y a le même genre de salle des trophées dans l’assez méconnue « Last Avengers Story » de PAD & Olivetti (alors encore sous influence Bisley).

Olivetti - Last Avengers Story n.1 p.40

https://www.comicartfans.com/gallerypiece.asp?piece=380713

Les artefacts sont moins nombreux chez le Crâne rouge président d’Old Man Logan.

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Il y a aussi celle de Kang :

Les idées aussi.

:sweat_smile:

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Tiens, je me rends compte que les liens vers ma vieille rubrique « Viens dans mon comic strip » ne sont pas toujours actifs. Donc dans le doute, je vais recycler quelques billets dans les discussions « rééditions », comme je l’ai fait pour la couverture de X-Factor #1 par Simonson. Ça intéressera peut-être certains d’entre vous.
Donc pour commencer, un petit retour sur le Hulk de Bill Mantlo :

LE TITAN VERT PARDONNÉ

Hulk à lunettes

En France, pour des raisons historiques liées à la fin de Sagédition et Arédit et au monopole chaotique de Lug (devenu Semic, en plein rachat, en plein changement d’équipe dirigeante…), pas mal de séries Marvel ont connu de vastes périodes de disette où les épisodes inédits se sont comptés par dizaines. C’est le cas notamment de la série Hulk.

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Les années 1980 sont pour la bande dessinée américaine une période fort agitée. Chez DC, c’est l’explosion médiatique et qualitative, avec une Crisis qui ravale la façade du catalogue et rajeunit l’ensemble des personnages. Chez Marvel, c’est le plein règne de Jim Shooter, qui y officie comme « editor-in-chief » (en gros, le boss, quoi, celui qu’on écoute quand il cause…), donnant comme directive à ses scénaristes de pousser au plus loin leurs idées. Ce qui vaudra aux lecteurs quelques passages mémorables.

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Mais la même décennie, en France, c’est un peu la disette. Dans la seconde moitié, deux des trois éditeurs ferment boutique, et les choses sont pliées au tout début 1988, les dernières parutions prenant l’allure de spasmes d’agonie dans un paysage éditorial qui se raréfie. Résultat, la moitié du catalogue Marvel et l’ensemble de la production DC cessent d’être publiés. Et alors que Lug, leader du marché et désormais en situation de monopole, aurait pu rafler la mise en reprenant Hulk , mais aussi Captain America , Thor , Doctor Strange , ainsi que Superman , Batman , Wonder Woman , Flash , Green Lantern et tous leurs copains, l’occasion est plus ou moins raté à cause d’un calendrier où le rachat par le groupe scandinave Semic tamponne avec le départ à la retraite de certains dirigeants de la boîte lyonnaise.

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Pour les lecteurs, c’est un peu morne plaine, puisqu’il faudra attendre quelques années et l’avènement du format « Version Intégrale » (ou « V.I. ») pour les intimes, pour que les séries reprennent, parfois en laissant sur le bas-côté une grosse centaine d’épisodes.

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Pour Hulk , c’est le cas. Heureusement, les muses de la réédition ont pointé du doigt la fin de la période durant laquelle Bill Mantlo a écrit les aventures du Titan Vert, et les lecteurs francophones en retard de plusieurs wagons peuvent découvrir la période dite du « Hulk intelligent », en trois albums intitulés « Pardoned », « Regression » et « Crossroads ».

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Les lecteurs francophones de la fin des années 1980 se demandaient qui était ce Hulk au langage soigné qui avait participé aux Guerres Secrètes dans les pages de Spidey . L’explication est là.

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Bill Mantlo, scénariste sans grand génie mais à l’énergie indiscutable et à la passion d’airain a livré des tombereaux d’aventures des plus grands héros Marvel (notamment un certain Homme-Araignée) et a régné sur Incredible Hulk pendant de longues années. Spécialiste de ce qu’un commentateur de Scarce avait baptisé « l’évolution en trompe-l’œil », il a eu l’idée d’irradier à nouveau son monstre vert qui, sous le coup de cette nouvelle exposition à des rayons aux effets insoupçonnés, développe une intelligence nouvelle. En fait, l’esprit de Banner prend le contrôle de son alter ego. Tout le drame de la situation sera que, manipulé par un ennemi de Doctor Strange, le Titan, pourtant pardonné par la Maison-Blanche, retombera dans un état plus bestial que jamais. Les lecteurs assistent à un quasi suicide mental de Bruce Banner, qui s’abandonne à la furie de son double. Le troisième tome, quant à lui, raconte comment Hulk, exilé dans une dimension entre les dimensions, est condamné à une errance jusqu’à ce qu’il découvre un univers où il soit adapté.

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Copieux et un peu lourd à lire d’affilée (un conseil : faites des pauses, c’est comme les longs trajets en autoroute…), ce récit épais, couvrant une quarantaine d’épisode, est intéressant notamment pour le regard qu’il porte sur le personnage, pour la mécanique d’effritement que constitue le second acte, et pour les milliers de petites choses qu’il pose pour la suite de la série. Notamment le traumatisme de l’enfance, dessinée par un Mike Mignola encore jeune mais déjà inspiré, traumatisme qui servira de base aux épisodes de Peter David (notamment le formidable Hulk #377, qui mériterait une notule à lui seul) ou au film d’Ang Lee. Ou encore l’idée d’un Hulk exilé prêt à revenir se venger de ceux qui l’ont ainsi condamné (prétexte à l’excellente saga menée par Greg Pak à partir de Planet Hulk . Que Pak soit le premier à songer à ramener Kate Waynesboro dans la série prouve sans conteste aucun qu’il a avidement pioché dans une période l’ayant marqué). Bill Mantlo, avec ses gros sabots, a lancé, sans doute sans le vouloir, une pleine bolée de nouvelles idées qui auront nourri la série pour plusieurs décennies.

Voilà ce que nous avions raté en France à la fin des années 1980, à cause de mouvements éditoriaux bien compliqués dont les lecteurs de l’époque n’avaient pas conscience. Ah, vive les rééditions !

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Et quelques liens :
Hulk: Pardoned

Hulk: Regression

Hulk: Crossroads

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Jim

J’ai bien aimé les deux premiers TP… le 3eme je l ai trouvé assez répétitif…

Oh, comment qu’il parle de Mantlo, Jim !! :astonished:

Personnellement j’ai rarement été déçu par Mantlo (bon, à part ses Swords of the Swashbucklers, peut-être). Que ce soit ses Hulk (dont je regrette bien de ne pas connaître les épisodes précédents ces trois TPB, qui n’ont pas été collectés), ses différents titres Spider-Man, ses Cloak & Dagger, son demi-monde avec Rocket Rackoon, ses Vision & Scarlett Witch… pour moi on est quand même, dans la moyenne haute de la production de l’époque : ça balance des idées, ça pose des concepts, et au minimum ça reste fluide toujours fluide et intéressant à la lecture.

L’équivalent ou presque du troisième, j’étais parvenu à le lire avec quelques fascicules récupérés, en complétant avec des articles, ce genre de choses. C’est la portion que je connaissais le mieux, et j’aimais beaucoup cette exploration de choses « nouvelles » pour le personnage. Mais de la période « Hulk intelligent et pardonné », je ne connaissais presque rien, à part quelques mentions faites ici et là (notamment durant les Guerres Secrètes, dans Spidey). C’était donc un plaisir de découvrir ça.

Jim

Moi en plus ej suis pas fan de Hulk… avant PAD… jamais accroché pas même Englehart ou Stern… un peu Ditko.

J’ai toujours bien aimé. Même si je trouvais ça répétitif : la nature, le désert, les forêts, pouf les militaires arrivent, la fuite, les vilains, paf les militaires arrivent… C’est pour quoi l’idée d’un Hulk intelligent m’avait bien plus. Quand j’ai commencé à explorer tout ça, je me suis rendu compte que Mantlo a été bien plus pionnier que ce dont la plupart des gens se souvenaient.

Jim

Ouais, c’est à cause du passage au nouveau forum, ça a fait sauter plein de liens et d’images (qu’est ce que c’était long de remettre toutes les images des vieux sujets du ciné-club ^^)…

D’après son blog sur Tumblr (dédié à cela*), Ewing révise l’ongoing de Hulk depuis sa reprise du titre (des débuts jusqu’à l’arrivée de Wolvie à ce stade).

https://alewing.tumblr.com/archive

*« Workblog for THE IMMORTAL HULK. »

« A lot of what I do involves going right back to the first appearance of a character — not because I think that’s the best they’ve ever been and deviating from it is blasphemy, but because I think there’s usually a nugget of primal mojo that you can find there while the idea’s fresh and not fully coalesced. With Immortal Hulk , vast swathes of my run are informed by the chaos of the first six issues, and especially by the unforgettable moment of Bruce Banner staring out of the panel waiting for night to fall, cementing it as a horror book. »

Un bon prétexte pour « rediffuser » des trucs.
Un exercice plaisant, au demeurant, et qui semble entraîner des réactions, donc tant mieux.

Jim

On a déjà parlé de la série Quasar, de Mark Gruenwald, qui a eu le droit à deux TPB.

J’avais évoqué la série dans ma rubrique « Viens dans mon comic strip », et je me permets de la « rediffuser » ici.

QUASAR

Le magnum opus de Mark Gruenwald

Pour beaucoup, le meilleur travail de l’estimé et regretté Mark Gruenwald demeure Squadron Supreme, une exploration, par le truchement d’un groupe de héros Marvel vivant sur une Terre alternative, l’impact « réel » des super-héros sur la société, si ces derniers se mêle de politique. Pourtant, malgré la reconnaissance critique et publique obtenue par cette mini-série, un autre travail s’impose comme son œuvre majeure : Quasar.

D’abord quelques rappels rapides. Mark Gruenwald, né le 18 juin 1953, commence à travailler chez Marvel en 1978, où il occupe des fonctions éditoriales. Il écrit également et, chose moins connue, il dessine, réalisant notamment la première mini-série consacrée à Hawkeye , ainsi que quelques épisodes de What If , Marvel Team-Up ou Hulk . L’une de ses plus grosses réalisations consistera à superviser le Marvel Universe From A to Z , vaste encyclopédie recensant les héros et vilains, vivants et défunts, évoluant dans l’univers de l’éditeur qui l’emploie.

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En tant que scénariste, il sera l’auteur de nombreux récits, parfois en solo parfois en tandem avec Ralph Macchio (celui de Marvel, pas celui de Karate Kid ), notamment sur Marvel Two-in-One , où il livre des aventures épatantes profondément ancrées dans cet univers. De même, il signera un run particulièrement long sur Captain America , mélangeant l’excellent et le lourdingue, mais parvenant toujours à distraire et à explorer la richesse infinie de ce monde de fiction. On lui doit l’arrivée de USAgent, une réflexion sur le devoir de réserve et la désobéissance civile, ainsi que des sagas aussi palpitantes que « The Bloodstone Hunt » ou « Street of Poison ». Un bilan tout de même assez positif si l’on considère le grand nombre d’épisodes.

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Gruenwald décède le 12 août 1996. La légende, colportée notamment par Sean Howe, veut qu’il ait une crise cardiaque après avoir découvert le premier numéro de Captain America signé Rob Liefeld.

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Connaisseur encyclopédique de Marvel, Gruenwald commence sa carrière en écrivant dans Amazing World of DC Comics , le fanzine officiel de l’éditeur d’en face. Dans ses différents travaux, il témoigne d’un intérêt évident pour l’autre grand univers de super-héros. Et sa série Quasar ne dérogera pas à la règle.

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Quasar, tiens, parlons-en. Le personnage est l’héritier d’un autre héros, Marvel Boy, apparu dans les années 1950 (et lui-même héritier d’un nom porté par un justicier juvénile des années 1940), et ramené par Roy Thomas dans Fantastic Four . Marvel Boy tirant ses pouvoirs de ses bracelets, quand il disparaît (il était censé être mort, mais il va mieux maintenant, voir la série Agents of Atlas ), les bijoux sont récupérés par le SHIELD qui décide de les confier à un agent. Wendell Vaughn fait donc son apparition sous le nom de Marvel Man dans Captain America #217 daté de janvier 1978, puis en tant que Quasar dans The Incredible Hulk #234, daté d’avril 1979.

Héros de seconde zone, à une époque où tout le monde ne fréquentait pas les rangs des Vengeurs, Quasar cherche sa voix, et semble la trouver en tant que responsable de la sécurité du Projet Pegasus, vaste complexe scientifique où des équipes de chercheurs étudient les pouvoirs des super-vilains sous le prétexte de découvrir des sources d’énergie. Ce projet secret, antre de la corruption, sert de toile de fond à de nombreux épisodes de Marvel Two-in-One (dessinés par John Byrne puis George Pérez et correspondant à l’une des meilleures périodes de la série).

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Mais le héros semble toujours dans l’ombre des autres. Figurant dans les aventures des autres, il dispose de pouvoirs récupérés sur la dépouille d’un prédécesseur et doit constamment faire ses preuves, entretenant un sentiment d’échec.

C’est sur ces bases que Gruenwald construit la nouvelle série. Le premier épisode ne propose rien de moins qu’une réécriture des origines, signe que le héros semble incapable de voler de ses propres ailes.

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Nous sommes en 1989, Marvel connaît une certaine croissance, et lance de nouvelles séries. Parmi les motivations, il s’agit pour l’éditeur d’occuper le terrain mais également de valider des marques, afin de ne pas laisser en déshérence ses propriétés. Le personnage apparaissant à la même période parmi les Vengeurs, il gagne en notoriété.

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Le point intéressant de la série, c’est que Gruenwald, en prenant sous son aile un héros incertain, hésitant, pétri de doutes, suit un cheminement qui sera, plus tard, celui de Dan Slott sur ses différentes séries (et autour de personnages tels que Jennifer Walters, Hank Pym ou Peter Parker) : il le fait avancer sur le chemin de la vie, gagner en confiance en soi, et accéder à un statut plus élevé que précédemment. En revanche, le scénariste prend le temps de confronter Wendell à des tas de problèmes entretenant chez lui le sentiment qu’il n’est pas digne de son rôle ni de sa place dans la communauté des super-héros. Quasar changera plusieurs fois de costumes, parfois par l’intervention d’entités supérieures, parfois de son propre chef, mais là encore, c’est le signe qu’il se cherche.

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Le personnage est, d’une manière, très proche de son scénariste. Gruenwald décide de placer la famille du héros à Oshkosh, dans le Wisconsin, la ville dont il est lui-même originaire. Il est possible de penser que Quasar est l’incarnation de ses propres doutes, alors que dans le même temps, il écrit les aventures de Captain America, symbole de la nation que tout le monde admire. Gruenwald n’hésite donc pas à faire de Wendell Vaughn un fanboy admiratif de la stature du Vengeur étoilé. Paradoxalement, le héros à nouveau reprend la fonction d’un justicier précédent : en effet, l’autre Vengeur fan de Cap, c’est Hawkeye, que Gruenwald connaît bien.

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Redéfini comme un héros fragile, Quasar est pourtant, dès le second numéro, rebaptisé « The Cosmic Avenger », promettant l’exploration d’un pan du monde Marvel à l’époque un peu laissé en jachère. Si la série prend un peu de temps avant de trouver ses marques, le justicier des étoiles est bientôt embarqué dans des sagas de plus en plus ambitieuses et plutôt rondement menées. « Journey into Mystery », dans Quasar #13 à 16, il mène l’enquête sur la mort des Gardiens (et l’air de rien, ça cause presque de mémétique avant l’heure), les quatre numéros portant des couvertures de Jim Lee (magnifique), Todd McFarlane, Mike Mignola et Steve Lightle. Dans « Cosmos in Collision » ( Quasar #18 à 25), il affronte Deathurge, Maelstrom et Oblivion (vous savez, on en a parlé à l’occasion de l’évocation des aventures d’Iceman). La série se porte bien, est concernée par le gros cross-over « Galactic Storm » secouant le catalogue Avengers, a droit à une couverture argenté pour le #50

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Gruenwald ne ménage pas son héros. En plus des doutes perpétuels dont il l’afflige, il l’ampute, le tue plusieurs fois, et lui fait subir des métamorphoses en rafale, poussant toujours plus loin la logique des récits initiatiques voulant que le héros doit mourir avant de mieux renaître. Si le schéma peut sembler enquiquinant, le scénariste, passant la vitesse supérieure, confère ainsi à la série une nervosité qui ne faiblit jamais.

Une autre ombre héroïque vient planer au-dessus du héros. Dans Quasar #13, Wendell rend ses hommages à Captain Marvel. Là encore, s’il se sent inférieur à son illustre prédécesseur, il sera par la suite contacté par Eon (enfin Epoch, la version 2.0, en somme) et deviendra à son tour le protecteur de l’univers nanti d’une forme de « conscience cosmique ». Peu à peu se construit un personnage prenant une part de plus en plus grande dans la cosmogonie Marvel, fréquentant les entités conceptuelles et affrontant des menaces universelles.

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La série a droit a de grands moments graphiques. Lancée par Paul Ryan, elle est reprise par Mike Manley puis par l’excellent Greg Capullo, alors encore au début de sa carrière. Travaillant dans un style proche de celui de Romita Jr, il illustre certaines des meilleures aventures proposées par Gruenwald, y compris « Cosmos in Collision ». Mais les épisodes de Steve Lightle et même d’Andy Smith sont assez chouettes aussi.

De nombreux personnages prennent de l’importance. Notamment Makkari, l’Éternel bolide créé par Kirby (et associé, par Stern, à d’autres « speedsters » de Marvel). Mais également Her, les héros du « New Universe » voire les univers alternatifs présentés dans les What If , le tout dans une vaste déclaration d’amour à la continuité et à ses déclinaisons. Gruenwald va jusqu’à faire apparaître des héros DC déguisés, parmi lesquels, bien entendu, l’Escadron Suprême, dont les membres reviennent au début de « Journey into Mystery », mais également le plus rapide bolide de l’univers, battant tous ses homologues Marvel : derrière le sobriquet de « Buried Alien », on reconnaît bien entendu Barry Allen, alias Flash.

La série s’interrompt au soixantième épisode, daté de juillet 1994, après un dernier cross-over , « Starblast », et la révélation que les pouvoirs du héros l’obligent à s’éloigner de la Terre, pour un exil indéterminé, et ce en dépit du fait que Quasar est désormais en possession de la Starbrand qui pourrait lui assurer un certain confort. Le scénariste a le courage d’abandonner son héros fétiche dans une situation ressemblant à une défaite, où le sacrifice ne le rend que plus héroïque.

Le premier épisode est imprimé à une époque où les comic books affichaient encore des trames colorées à gros points sur un papier à la qualité discutable. Le dernier chapitre propose un meilleur papier, des trames plus fines rendant mieux les aplats, et au final la série couvre une période de l’histoire de la bande dessinée américaine marquée par de profonds changements, dans la forme comme dans le fond. D’un point de vue personnel, elle correspond également à un feuilleton que je suivais en le commandant à Dangereuses Visions (à partir du #18), avant de l’acheter sur Paris, où je m’étais rendu pour mes études : bref, une sorte de madeleine, quoi. Cette fin de série, due aux ventes peu satisfaisantes, permet tout de même à Gruenwald de conclure son travail et de laisser le sentiment d’une œuvre achevée. Ce qui, somme toute, demeure assez rare : une série menée par un seul scénariste sur soixante numéros et donnant l’impression d’une épopée conclue, voilà qui mérite la lecture.

Jim

Merci de la présentation ! Tout a été compilé ?

non que 2 TP… on arrive au 25…
Moi j ai bien aimé les debuts 6-7 1ers puis y a un rou d air que j ai jamais passé jusqu au début de cosmos in collision qui à l epoque ne m avait pas convaincu…
C est Gruenwald et donc pas linéaire au plan qualité…

Comme dit Fred, deux TPB. Je t’invite d’ailleurs à cliquer sur les liens du début où je détaille un peu mes lectures des deux recueils. J’aime beaucoup « Journey into Mystery » et « Cosmos in Collision ».
Rajoutons que les chapitres liés à « Galactic Storm » sont également compilés dans les TPB reprenant ce cross-over.
Une série que j’aime bien, et jusqu’au bout.

Jim

Merci. :slight_smile:
Oui, j’ai Galactic Storm ! Bonne lecture un peu grasse mais fort sympathique pour les fans.

J’aime beaucoup. L’équilibre entre les séries est plutôt réussi, aucun personnage ne fait de la figuration, les péripéties sont bien étalées sur les différents chapitres, Harras tire de tout ça de bonnes choses et utilise le contexte afin de couper son groupe et de mettre en avant ses personnages préférés. C’est copieux, mais certains cross-overs plus courts ne réussissent pas à intéresser de la même manière ! Excellent souvenir de lecture.

Jim