DAMIEN : LA MALEDICTION II (Don Taylor)

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REALISATEUR

Don Taylor

SCENARISTES

Stanley Mann et Michael Hodges, d’après une histoire de Harvey Bernhard

DISTRIBUTION

William Holden, Lee Grant, Jonathan Scott-Taylor, Robert Foxworth, Lance Henriksen…

INFOS

Long métrage américain/britannique
Genre : horreur
Titre original : Damien - The Omen II
Année de production : 1978

Suite au succès de La Malédiction de Richard Donner en 1976, la 20th Century Fox a chargé le producteur Harvey Bernhard de développer une trilogie qui suivrait le personnage de Damien Thorn, l’Antéchrist, à différents âges de sa vie. Dans Damien : La Malédiction 2, on retrouve Damien sept ans après les événements du premier volet. L’adolescent a maintenant 12 ans, il est élevé par son oncle Richard et a intégré une école militaire dont fait également partie son cousin Marc. Une vie en apparence tranquille…mais comme lorsqu’il était enfant, le parcours de Damien est jonché de morts suspectes…

Parce que travailler sur une suite ne l’intéressait pas, le scénariste David Seltzer n’a pas souhaité rempiler. Harvey Bernhard a donc écrit un traitement et le scénario a été développé par Stanley Mann (Meteor, L’Arme à l’oeil…) et le premier réalisateur choisi, Mike Hodges. « Premier réalisateur » car le début de la production a été compliqué pour le metteur en scène de La Loi du Milieu et de Flash Gordon. Les fameuses « différences créatives » ont vite montré le bout de leur vilain nez et comme ils le trouvaient « trop lent », les producteurs ont décidé de le virer, tout en gardant au montage les quelques scènes tournées (le très bon prologue, le dîner avec la tante Marion hostile à Damien, des plans à l’école militaire et à l’usine Thorn).

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Et c’est le bon artisan Don Taylor (Les évadés de la planète des singes, Nimitz, retour vers l’enfer…), réputé pour finir dans les temps et sans dépassement de budget, qui a pris le relais. Mais s’il a su fignoler de bons moments de suspense et des morts violentes et plutôt efficaces (celle de l’ascenseur est là pour surpasser la mémorable décapitation du premier volet…et elle est pas mal du tout), son long métrage est loin d’avoir le même impact que celui de Richard Donner (qui avait été un temps envisagé mais qui était alors en plein dans le très long tournage de Superman).

La faute à un scénario à la construction un brin bancale : il y a beaucoup de choses intéressantes, comme l’implication des disciples de l’Antéchrist, au nombre de plus en plus important…mais les portraits ne sont pas assez fouillés (Lance Henriksen s’en est d’ailleurs plaint par la suite car d’après lui son personnage de mentor aurait eu plus d’importance dans la version que préparait Mike Hodges). La progression dramatique est également inégale, entre une première moitié qui prend son temps et une deuxième partie qui expédie un peu trop des éléments importants (l’épreuve de Damien, qui apprend et accepte sa véritable nature, par exemple), comme s’il ne restait plus assez de temps.

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Malgré ces défauts, Damien : La Malédiction II n’est pas un mauvais film, juste une de ces nombreuses suites qui n’arrivent pas à la cheville de leur modèle. Mais aussi imparfait soit-il, l’ensemble reste prenant, notamment grâce à sa distribution (dominée par le vétéran William Holden, qui avait refusé La Malédiction avant de se raviser pour celui-ci) et ses bonnes scènes-chocs accompagnées par la bande originale de Jerry Goldsmith, qui avait déjà mis en musique les actions du petit démon deux ans plus tôt.

Damien : La Malédiction II n’a pas connu le même succès que La Malédiction, mais un troisième opus a tout de même été produit, avec un Sam Neill encore peu connu dans le rôle de Damien adulte. La franchise Omen s’est ensuite poursuivie avec un téléfilm en 1995, un remake en 2006 et une courte série TV en 2016.