Le coin des histoires courtes

Mais tellement passionnants !!!

Jim

Plus passionnants

L’histoire étant incluse intégralement dans le message, c’est logique.

Tori.

Rappelle-moi.
J’ai l’impression que le sujet n’était tout simplement pas évoqué, mais mes souvenirs de la série animée sont assez lointains.

Jim

C’est survolé. Dans un épisode Maggie est hospitalisée. Turpin est là mais également Toby (enfin j’imagine que c’est elle vu qu’elle n’est pas nommée). Rien n’est explicite mais par les gestes et les regards tu comprends qu’elles sont ensemble. Je sais pas pour Justice League mais de manière générale j’ai l’impression que l’animation américaine à aborder ce genre de relation de manière plus frontale dans le même temps qu’il y a eu un changement dans la perception de celle-ci à la télévision.

(la série Avatar et sa suite par exemple)

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Apokolips…Now ! (partie 1) :

C’est assez intéressant de comparer sous cette angle-là cette façon dont deux épisodes des Simpsons (à quelques saisons d’écart, l’un en 1990 et l’autre en 1997) abordent ce sujet de façon très différente.

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Mike Zeck : « My first color comic work for Marvel was a 5-page tryout story featuring Thanos and the Destroyer. It ran as a backup story in this issue of Logan’s run. »

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Ah j’aime bien cette histoire !

Jim

Du Thanos 70’s sans Starlin pour une fois.

On avait déjà évoqué le travail de Tom Palmer sur les crayonnés de Gene Colan y compris dans les prestations les plus étonnantes, à l’exemple de « Tomb of Goofula », un récit publié dans Goofy Adventures #17, daté d’octobre 1991. Mais je pensais avoir commenté ce récit de quatre pages, et je n’en trouve pas référence, donc, on s’y met !

Comme on l’a dit plus haut, le récit est écrit par Marv Wolfman, ce qui permet de réunir le trio associé, dans l’esprit des fans, à la qualité et au succès de la série Tomb of Dracula, chez Marvel. Est-ce l’idée du scénariste ou de son vieux pote Len Wein, alors responsable éditorial du catalogue Disney en BD ? L’épisode est mis en couleur par Michelle Wolfman et lettré par John Costanza, excusez du peu !

L’histoire commence alors que Mickey arrive au château de Goofula pour une interview qu’il destine à la Mouseton Gazette. L’extrait de livre en haut à gauche, la tournure des phrases et l’atmosphère renvoient au roman de Bram Stoker, bien sûr. On notera que Mickey est deux fois dénommé « Mickey Harker » (énième référence), mais que le nom au bas du testament est bien « Mickey Mouse » : erreur ou subtilité voulue ?

Le testament, justement, apparaît afin d’amener un gag, plus précisément un jeu de mots sur « will », qui désigne à la fois la volonté et le testament. Un traducteur pour le marché français s’en sortira en jonglant entre « votre volonté » et « vos volontés » (par exemple), mais d’autres jeux de mots poseront de plus épineux problème, à l’exemple de celui qui concerne le mot « bat », en troisième page.

Fort heureusement, Wolfman ne réserve pas aux champs lexicaux ses gags, et laisse Colan en gérer d’autres, plus visuels, comme le très drôle, à mes yeux, retournement de situation quand le vampire tente de se raser devant sa glace. Le gag suivant, qui occupe la dernière bande, montre bien le mariage entre le style de Colan / Palmer et l’esthétique disneyenne.

La dernière page, qui voit le comte recyclé en présentateur d’émission horrifique (une vieille tradition audiovisuelle américaine remontant aux années 1950, avec Vampira, Sinister Seymour, Svengoolie ou bien sûr Elvira…), clin d’œil à toute une culture médiatique bien connue des Américains, mais qui peut aussi revêtir une connotation plus universelle, celle de la marchandisation des imaginaires qui finissent par se vendre à pas cher. Est-ce aussi, de la part des auteurs, une réflexion sur le sort qui les attend tôt ou tard ?

Jim

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Jim

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Marvel Fanfare #40
October 1988
“Chiaroscuro”
Ann Nocenti (writer)
David Mazzucchelli (artist)
John Workman (letterer)
David Hornung (colorist)
Al Milgrom (editor)

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Sur son compte LinkedIn, Ross Richie, l’ancien patron de Boom! Studio, a évoqué une anecdote impliquant Stan Lee, dont il a édité trois séries dans les années 2000.

My Stan story:

I was fortunate enough to publish 3 series Stan created at BOOM! Studios.

While we were collaborating on the projects I asked Stan to come over to the BOOM! offices.

I figured for most of the staff this was the one chance for them to meet him.

He happily obliged.

That’s when I ambushed him.

I pulled out a copy of an old 1950s comic book he’d written, long before he co-created any of the Marvel superheroes.

It was Menace #7 from 1953.

I asked him if he remembered writing, « Fresh out of Flesh. » He did not.

I recounted it to him in front of the staff:

In the future, mankind builds androids. The problem is, they can pass for human. So a detective is hired to hunt them down. The stinger at the end – the detective realizes he’s one of the androids.

I look at Stan with a big smile on my face. He looks back at me, shocked.

Stan then says, « That sounds like Bladerunner! »

I reply: « I thought so, too! »

So this guy didn’t just co-create The Avengers, Iron Man, Thor, Hulk, the X-Men, Spider-Man, Dr. Strange, etc.

He wrote Bladerunner before there was Do Androids Dream of Electric Sheep (first published in 1968 and turned into Bladerunner in 1982).

Two years ago I was flying home after the Emerald City Comic Con, where Stan was a guest.

Going through the security line, I hear a loud, throaty voice yell, « Ross Richie! »

I whirl around and it’s none other than Stan, he picked me out of a room of 500 folks standing in line.

The six year old raised on Fantastic Four comic books inside me just died.

Farewell my friend. You taught me a lot in the 2 years we worked together, for which I will forever be thankful!

L’histoire en question, « Fresh out of Flesh! », je l’ai retrouvée dans les archives que j’avais constituées pour la rédaction du bouquin sur Stan Lee.

Tout commence dans une ambiance un peu polar futuriste, qui pose les bases du récit. Syd Shores, connu plus tard pour ses encrages, livre un boulot très dynamique, qui emprunte à l’encrage hachuré d’un Joe Simon mais annonce peut-être certaines compositions d’un Jim Steranko, qui s’est nourri de cette période des comics.

L’astuce littéraire employée par Stan Lee, c’est d’écrire à la deuxième personne, procédé que reprendra Roy Thomas ici et là dans les années 1970, et qui génère un phénomène d’identification fort. On suit donc Glenn Towers, un enquêteur qui traque des androïdes.

Autre astuce, narrative cette fois, le récit s’embarque dans un long flash-back détaillant les générations successives de robots construites par le professeur Doremus Mark. Si, selon l’anecdote de Richie, « Fresh out of Flesh » préfigure Blade Runner, on remarquera que les dialogues joue sur le concept de la « vallée de l’étrange » qui s’articule sur les sentiments mitigés des humains à l’égard de la ressemblance plus ou moins affirmée que les robots entretiennent avec eux.

Autre point intéressant, l’avidité du monde de l’entreprise, bien décidée à virer les employés humains (donc salariés) afin de faire une plus grande marge. On retrouve ici des considérations déjà palpables dans d’autres récits de Stan Lee. Bien entendu, c’est à la mesure de quelques cases, et très rapidement, on renoue avec la vieille idée (mais qui est toujours vivace de nos jours), selon laquelle les robots pourraient fomenter une révolte et réduire l’humanité en esclavage, le tout allié à la notion de force physique (et pas d’intelligence, on n’en est pas encore là).

C’est à ce moment du récit, quand toute cette évolution est bien expliquée, que nous retrouvons Glenn Towers, artisan de la répression des robots parce qu’il a inventé un thermo-fusil capable de les détruire et un détecteur susceptible de les repérer. Enquêteur et inventeur, voilà encore une occurrence du génie polyvalent, du scientifique polymathe, tel qu’on en voit des flopées dans l’univers Marvel.

La fin peut se deviner facilement : le détecteur bippe une fois de plus, le dernier androïde est repéré. On remarquera la nervosité du trait et les compositions fluides de Shores : dans la première bande de la page 6, les têtes de Glenn Towers décrivent une ligne ascendante qui renforce le mouvement dans les escaliers. C’est du très beau boulot.

Un temps, Glenn en est à soupçonner son épouse d’être l’androïde qu’il recherche. On conviendra que la fin est peut-être un peu précipitée (Glenn déclenche un incendie afin de dissimuler la fusion à venir de sa femme ?), et l’on se demandera pourquoi son bipper n’a pas retenti plus tôt lors de sa traque (il est sous-entendu que Glenn a abattu l’avant-dernier androïde : peut-être n’a-t-il utilisé l’objet qu’une fois, conclusion à laquelle la page 5 nous laisse arriver…), mais le récit n’en perd pour autant rien de sa modernité et de son suspense.

Menace #7 a déjà été évoqué dans ces colonnes pour avoir abrité une autre histoire, « The Witch in the Woods », un récit de Stan Lee et Joe Sinnott dans lequel un père lit des contes de fées à son fils avant de prendre conscience qu’ils sont plus violents et traumatisants que les comics dont son rejeton raffole.

Jim

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Friendly Neighborhood Spider-Man Annual #1 (2007) :

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Je l’ai déjà lue (et je soupçonne que c’est grâce à l’un des intervenants sur ce forum) et cette histoire ne perd rien de sa force.

Jim

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A chialer.
Me souviens de cette histoire, ouais.

“Sub-Mariner: Dying in Paradise” by Don McGregor (story), Jim Lee (pencils), Chris Ivy (inks), and Marsha McGregor (colors) from Marvel Comics Presents #33, November 1989.

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Ah, celle-là aussi, elle est super-chouette.
Je l’ai postée quelque part, déjà. Peut-être dans la discussion Avengers.
Ah oui : .

Jim

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Un tour de force pour mcgregor

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