LES DOUZE SALOPARDS (Robert Aldrich)

REALISATEUR

Robert Aldrich

SCENARISTES

Nunnally Johnson et Lukas Heller, d’après le roman de E.M. Nathanson

DISTRIBUTION

Lee Marvin, Charles Bronson, John Cassavetes, Jim Brown, Donald Sutherland, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Richard Jaeckel, Clint Walker, Telly Savalas, George Kennedy…

INFOS

Long métrage américain
Genre : guerre
Titre original : The Dirty Dozen
Année de production : 1967

Début 1944, quelques mois avant le Débarquement. Le major John Reisman, un officier pas vraiment bien vu par sa hiérarchie et certains de ses collègues, se voit confier une mission très particulière : recruter douze criminels (certains sont condamnés à mort, d’autres aux travaux forcés ou à de longues peines de prisons) pour former une unité chargée d’exécuter une mission commando en France occupée. Ces « douze salopards » devront investir un château où sont installés des généraux nazis pour en tuer le plus possible…

Cette idée ne vient seulement pas du roman de E.M. Nathanson dont est tiré le film. En effet, la série B L’Invasion Secrète de Roger Corman (1964) reposait déjà sur une intrigue similaire. Mais c’est le succès des Douze Salopards qui a engendré de nombreuses copies par la suite, principalement en Italie. Les films de guerre de Robert Aldrich reflétaient les opinions du réalisateur qui n’a jamais caché ce qu’il pensait de la guerre…ainsi, son Attaque ! sorti en 1956 avait une approche qui était loin de glorifier l’héroïsme et le patriotisme.

L’hypocrisie et le cynisme se retrouvent dans le portrait des gradés campés par Lee Marvin, Ernest Borgnine ou encore Robert Ryan. Si le Reisman de Marvin séduit plus par son côté frondeur et donc réfractaire à l’autorité, certains aspects de sa personnalité ne le rendent pas toujours aussi sympathique que cela. Lee Marvin a eu son lot de problèmes avec le film, dont il dénonça notamment le parti-pris non « réaliste » (par rapport à ses propres expériences pendant le conflit mondial), mais il reste solide comme il faut dans l’expression des aspects rugueux de son personnage. Tout comme Robert Ryan pour la personnification de l’antagoniste de Reisman, un colonel strict et sévère qui sera tourné en ridicule.

Les salopards ne sont pas tous au même niveau quand on s’attache à la caractérisation. Les têtes les plus connues sont celles qui sont le plus mises en avant. John Cassavetes et Charles Bronson se distinguent le plus, le premier en rebelle qui cherche peut-être la rédemption malgré sa vantardise et le second en leader naturel dégoûté par la lâcheté de son capitaine qu’il a du exécuter pour pouvoir sauver son unité. Les personnages joués par Jim Brown (un soldat noir en prise avec le racisme au sein de l’armée) et le massif Clint Walker ne sont pas aussi mauvais que les accusations portés contre eux le prétendent…ce qui n’est pas le cas du vrai psychopathe de la bande, le sadique campé par Telly « Kojak » Savalas.

La première moitié des Douze Salopards est consacrée au recrutement et à l’entraînement. Il y a de la tension mais aussi des touches d’humour dans ces tentatives de faire de cette troupe un commando soudé. Ce qui se traduit notamment par la savoureuse séquence qui voit ces crapules cradingues (ils n’ont pas pu se laver et se raser pendant plusieurs semaines) ridiculiser les hommes propres sur eux du colonel joué par Robert Ryan sous l’oeil hilare d’Ernest Borgnine. Et puis il y a la mission finale, un modèle de suspense (c’est bien réglé et palpitant) et d’action explosive à la violence impitoyable (le sort réservé aux nazis et aux civils qui les accompagnent).

Les Douze Salopards a connu plusieurs suites tardives dans les années 80…sur le petit écran. En 1985, Lee Marvin a repris le rôle de Reisman dans le téléfilm Les Douze Salopards - Nouvelle Mission avant d’être remplacé par Telly Savalas (dans un nouveau rôle de militaire) dans Les Douze Salopards - Mission Suicide (1987) et Les Douze Salopards - Mission Fatale (1988). Ernest Borgnine fait aussi partie de la distribution de ces trois téléfilms. Il y a même eu une courte série télévisée en 1988, annulée au bout d’une saison.

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Suite dans les idées : ils auraient du faire 12 films solo avant de reunir les persos dans un film.

Là ca ne va pas du tout marcher, trop de persos d un coup.

Pff, pourtant marvel a montré comment faire !

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Hahahaha

Jim

Clin d’œil