LES TROIS MOUSQUETAIRES (Stephen Herek)

REALISATEUR

Stephen Herek

SCENARISTE

David Loughery, d’après Alexandre Dumas

DISTRIBUTION

Chris O’Donnell, Kiefer Sutherland, Charlie Sheen, Oliver Platt, Tim Curry, Rebecca de Mornay, Michael Wincott…

INFOS

Long métrage américain/autrichien
Genre : aventures
Titre original : The Three Musketeers
Année de production : 1993

Depuis les débuts du cinéma, il ne s’est pas passé une décennie sans qu’une ou plusieurs adaptations plus ou moins fidèles des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas sortent sur les écrans. Pour la fin des années 80, c’était Le retour des Mousquetaires, une version un brin décevante du roman Vingt ans après, dernier volet d’une trilogie débutée en 1974 et signée Richard Lester. Quatre ans après ces mousquetaires vieillissants, les studios Disney ont rajeuni le concept avec une vision très libre de l’oeuvre de Dumas.

Réalisé par Stephen Herek (Critters, Bill & Ted’s Excellent Adventure…), Les Trois Mousquetaires applique la recette Young Guns aux films de cape et d’épée. On retrouve d’ailleurs deux acteurs du western de Christophe Cain au générique. Kiefer Sutherland (L’Expérience Interdite) est Athos, le mousquetaire mélancolique qui noie les secrets de son passé dans l’alcool. Charlie Sheen (qui venait de jouer dans Hot Shots ! 2) est Aramis, le charmeur insatisfait, partagé entre sa foi et sa vie de soldat au service du Roi.

L’extraverti de la bande, le bon vivant Porthos, est campé par un Oliver Platt (vu lui aussi dans L’Expérience Interdite) qui n’a jamais peur d’en faire un peu trop. Les trois rebelles aux ordres du cardinal Richelieu sont rejoints par le gascon d’Artagnan, venu à Paris pour devenir mousquetaire comme son défunt père. Alors en début de carrière, Chris O’Donnell (Batman Forever) fait bien passer dans son jeu l’arrogance de la jeunesse et l’enthousiasme débordant de son personnage. La dynamique entre les quatre héros est bonne, aussi bien dans les moments intimistes que dans les combats.

Du côté des méchants, Tim Curry (The Rocky Horror Picture Show) prête son sourire carnassier à un Richelieu de bande dessinée. L’inquiétant Michael Wincott (The Crow) ajoutait Rochefort à sa longue liste de rôles patibulaires. La belle Rebecca De Mornay (La Main sur le Berceau) est un bon choix pour Milady de Winter mais l’histoire sous-utilise tout de même les possibilités de l’aventurière et espionne au passé trouble.

Les critiques sur cette version Disney des Trois Mousquetaires ont toujours été partagées. Pour ma part, j’aime bien ce divertissement bondissant, qui met du western, de l’humour, de la décontraction à un genre qui a connu ses heures de gloire principalement dans les années 30 à 50. Le film a ses défauts, ses idées sorties d’on ne sait où (comme le bourreau défiguré qui aurait bien eu sa place dans le Legend de Ridley Scott), mais le spectacle est là, du swashbuckling sympathique et dynamique.

When it’s love you make, I’ll be the fire in your night
When it’s love you take I will defend, I will fight
I’ll be there when you need me
When honor’s at stake, this vow I will make
Let’s make it! (All for one and all for love)

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Il suffit juste d’oublier le titre et ouais, ça peut être divertissant.

Le film a été adapté en comic-book par Marvel, avec des dessins de Dan Spiegle et des couvertures de Gray Morrow.

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Deux ans après il est à l’affiche d’un film que j’ai découvert il y a peu et que je trouve extraordinaire : Funnys Bones (Les drôles de Blackpool en français)

J’aime bien cette version, notamment pour Tim Curry qui est énorme (même si son complot est du grand n’imp’). il a quelques répliques qui font bien mouche.

Et peu après L’homme au masque de fer.

Celui avec Di Caprio et Irons ? C’est cinq ans plus tard

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Et celui de William Richert est de 1998 aussi…

Tori.

Je pensais plus proche, merci !

Pinaise…tu nous déniches de ces trucs obscurs, toi…^^