MONTE LÀ-D'SSUS (Robert Stevenson)

REALISATEUR

Robert Stevenson

SCENARISTE

Bill Walsh, d’après une nouvelle de Samuel W; Taylor

DISTRIBUTION

Fred MacMurray, Nancy Olson, Keenan Wynn, Tommy Kirk…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie/science-fiction
Titre orignal : The Absent-Minded Professor
Année de production : 1961

Quelques années avant d’accueillir les drôles d’exploit de l’étudiant Dexter Riley (campé par Kurt Russell) dans une trilogie (L’Ordinateur en Folie, Pas vu, pas pris et L’Homme le plus fort du monde), le collège Medfield fut déjà le lieu de l’action d’une comédie produite par Walt Disney. Le « professeur distrait » du titre original est Neil Brainard, un chercheur tellement obsédé par ses expériences qu’il en oublie de se rendre à son mariage avec sa bien-aimée Betsy Carlisle…pour la troisième fois !

Car ce soir-là, Brainard a pu enfin crier Eurêka ! Après une nuit de travail acharné…et une grosse explosion…le prof a enfin créé une nouvelle source d’énergie qu’il baptise « Flubber » (pour Flying Rubber), devenu « Plaxmol » dans la traduction française. Une excuse qui va d’abord susciter l’exaspération de Betsy…avant d’attirer la convoitise de l’homme d’affaires véreux Alonzo Hawk (interprété par Keenan Wynn)…

Walt Disney aimait les films en prise de vues réelles qui pouvaient inclure des scènes dignes d’un dessin animé et avec ce concept, les auteurs s’en sont donnés à coeur joie même si le budget assez modeste a du leur demander beaucoup d’ingéniosité au niveau technique. Le match de basket, au cours duquel Brainard aide la médiocre équipe de basket de Medfield à gagner en enduisant leurs chaussures de Flubber, est un joli moment d’humour bondissant (c’est le cas de le dire) et tous les passages avec la voiture volante sont assez savoureux.

Une grande partie des comédies mâtinées de fantastique de Disney fonctionnaient selon une formule identique, ce qui ne les empêchaient pas d’être souvent divertissantes comme ce très sympathique Monte là-d’ssus. C’est bien ficelé, le ton est bon enfant, les gags sont amusants, dynamiques, et les bonnes idées visuelles s’enchaînent (avec certains effets, comme les décollages de la voiture, qui tiennent encore bien la route).

La distribution participe à l’efficacité de l’ensemble, avec en tête un Fred MacMurray excellent en savant étourdi. Déjà à l’affiche de Quelle vie de chien ! en 1959, l’acteur, qui était également à l’aise dans le registre du film noir (voir Assurance sur la mort de Billy Wilder), était particulièrement apprécié par Walt Disney pour qui il tournera encore ensuite à plusieurs reprises.

Suite au succès de Monte là-d’ssus, Fred MacMurray a repris le rôle de Neil Brainard dans la suite Après lui, le déluge ! (Son of Flubber en V.O.), une nouvelle fois réalisé par le fidèle Robert Stevenson. Le film a aussi fait l’objet de deux remakes : un téléfilm passé inaperçu en 1988 et un long métrage avec le regretté Robin Williams, Flubber en 1997.

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Monte là-d’ssus a connu deux adaptations en bande dessinée. En comics chez Gold Key, éditeur habitué de l’exercice

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et une adaptation française dans Le Journal de Mickey par Pierre Fallot et Robert Bressy. Une version titrée « Le Professeur Volant » :

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Chez Gold Key, c’est une réédition du Four color paru chez Dell :

On l’a eu en France :

Comparez la première page de ce titre avec celle de Fallot et Bressy :

Ah, et les auteurs, au fait… Eric Freiwald et Robert Schaefer au scénario et John Ushler au dessin.

Tori.

Merci pour la précision ! :wink:

On voit quel brevet le SHIELD a détourné…

Jim