Aventures/comédie
Long métrage italien/espagnol
Réalisé par Tonino Ricci
Scénarisé par Sergio Ciani, Jaime Catena et Victor Comas
Avec Alan Steel (Sergio Ciani), Cris Huerta, Eduardo Fajardo, Iwao Yoshioka, Victoria Abril…
Titre original : Robin Hood, Frecce, Fagiolo e Karate
Année de production : 1976
Dans l’histoire du cinéma d’exploitation, les séries B « hybrides » ne manquent pas, croisement de plusieurs genres qui n’ont à priori (car certains ont tout de même des points communs) rien à voir ensemble. Dans les années 70, la Hammer a ainsi tenté une nouvelle fois de donner un coup de fouet à sa franchise vampirique déclinante en mêlant horreur et kung-fu dans La Légende des Sept Vampires d’Or. Et il y a eu de nombreux westerns spaghetti qui ont surfé sur la popularité des films d’arts martiaux, comme La Brute, le colt et le karaté et Mon Nom est Shangaï Joe. Autre curiosité, un combattant asiatique s’est même retrouvé dans l’univers de…Robin des Bois !
Le rigolard et ultra-fauché Robin, Flèche et Karaté déroule une histoire classique du « bandit » qui vole aux riches pour donner aux pauvres. Robin des Bois vit dans la forêt de Sherwood avec ses compagnons, ils aident les gens dans le besoin tout en déjouant les plans machiavéliques du Baron de Nottingham. Au début de l’histoire, cette joyeuse bande rencontre le frère Tuck qui est cette fois-ci flanqué d’un comparse venu d’un lointain pays, le moine Moikako.
Que du classique donc, mené sur un ton très, très léger. L’humour est enfantin, les acteurs grimacent à tout va et se balancent des coups de poing façon Bud Spencer et Terence Hill. La réalisation n’est clairement pas le point fort du film (la filmographie de Tonino Ricci débute par un bon film de guerre, Deux Salopards en Enfer, avant que la suite devienne nettement plus inégale, marquée par quelques nanars croquignolets dans les années 80) mais le divertissement est souriant avec son action (bordélique) qui part souvent dans tous les sens. Par contre, la musique décalée au synthé (ce n’était pas réservé au post-apo) est juste insupportable.
Comme le montre la première image de ce billet, Robin des Bois a l’air de sortir d’un péplum. C’est parce que le personnage est joué par Alan Steel (qui a participé au scénario sous son vrai nom Sergio Ciani), ancien Maciste et Hercule. Après avoir joué dans des longs métrages comme Hercule se déchaîne et Maciste contre les hommes de pierre, Alan Steel a vu sa carrière décliner dans les seventies (la demande en héros musculeux était moins forte) et a même du cachetonner dans des productions turques avant de quitter les écrans en 1979.
Robin, Flèche et Karaté est le second long métrage de l’actrice espagnole Victoria Abril, alors âgée de 17 ans. L’année 1976 fut pour elle placée sous le signe de Robin des Bois puisqu’elle venait de jouer un petit rôle dans le très beau La Rose et la Flèche.