OPERATION DRAGON (Robert Clouse)

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REALISATEUR

Robert Clouse

SCENARISTE

Michael Allin

DISTRIBUTION

Bruce Lee, John Saxon, Jim Kelly, Kien Shih, Robert Wall, Bolo Yeung…

INFOS

Long métrage américain/hong-kongais
Titre original : Enter the Dragon
Genre : action
Année de production : 1973

Bloqué dans ses perspectives de carrière américaine (il n’y avait pas de rôles de premier plan pour les acteurs asiatiques dans le cinéma américain de l’époque et le projet de série TV dont il a lui-même développé le concept, Kung-Fu, est revenu à David Carradine…qui ne connaissait rien aux arts martiaux), Bruce Lee accepta l’offre du producteur Raymond Chow de venir tourner un film d’action à Hong-Kong. Big Boss (1971) fut un grand succès, qui relança la carrière du maître du jeet kune do…pour une durée limitée.

En 1972, Bruce Lee ne quitte plus les plateaux de tournage. Il tourne La Fureur de vaincre; enchaîne avec La Fureur du Dragon, qu’il écrit et réalise entre l’Italie et la Chine (l’affrontement entre Lee et Chuck Norris en plein Colisée demeure l’un des monuments du genre) et débute la réalisation du Jeu de la Mort. C’est alors qu’il est démarché par des producteurs américains qui lui lui proposèrent un projet alors inédit : une co-production entre les U.S.A. et Hong-Kong.
Bruce Lee accepta malgré une certaine nervosité : perfectionniste, il savait que le film pouvait permettre à sa culture et à son art de toucher le plus grand nombre et il en ressentait une certaine pression. Et il avait bien raison : Opération Dragon fut un énorme succès, le déclencheur d’un véritable engouement pour les arts martiaux et fit enfin de Bruce Lee une star internationale…à titre posthume puisque le Petit Dragon décéda brusquement d’un oedème cérébral quelques semaines avant la première du film.

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Même si les relations entre la star et son producteur Raymond Chow n’étaient pas toujours au beau fixe, Bruce Lee eut plus de liberté sur cet effort international que sur ses trois précédents longs métrages hong-kongais, chorégraphia lui-même tous les combats et eut la possibilité d’en diriger certains. Il participa également au choix du réalisateur, Robert Clouse (New-York ne répond plus) sur la base des scènes d’action de son second film, La Loi du Talion (1970). La mise en scène de Opération Dragon est dans l’ensemble assez solide, Robert Clouse utilisant pleinement les possibilités qu’offrent les décors pour dynamiser les nombreux combats. Il y a beaucoup de bonnes idées, qui culminent avec la fameuse scène des miroirs.
Dans l’exposition, c’est par contre un petit plus laborieux, avec des choix de montage pas toujours inspirés.

En revoyant maintenant Opération Dragon, on constate à quel point l’influence du long métrage de Robert Clouse fut grande pour le cinéma d’action, jusqu’au cadre de l’histoire qui a été repris maintes fois par la suite (le tournoi d’arts martiaux qu’infiltre le héros pour mettre fin aux agissements du grand méchant, qui vit du trafic de drogues et de la traite des blanches). Le scénario de Opération Dragon ménage morceaux de bravoure et rebondissements de BD, clichés et influences en tout genre, tout en assurant le spectacle…Han est un croisement entre Fu Manchu et un méchant de James Bond (oui lui aussi, il aime caresser son chat) et l’un des trois héros, Williams, apporte une touche Blaxploitation, histoire de surfer sur toutes les vagues des succès de ce début des années 70.

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Williams est incarné par l’athlétique Jim Kelly, figure naissante de la Blaxploitation, qui se distinguera ensuite dans, entre autres, La Ceinture Noire, L’Aventurière de Hong-Kong, Black Samourai et Black Kung-Fu contre Hong Kong Connection. Le trio est complété par Jim Roper, un joueur professionnel venu au tournoi pour se remplir les poches (et échapper à ses créanciers). Le personnage est campé par le prolifique John Saxon (Les Griffes de la Nuit), que les amateurs de cinoche de genre américain et européen connaissent bien…et qui a notamment été choisi parce qu’il était ceinture noire de karaté.
Everybody was kung-fu fighting, en ce temps-là…

Deux bonnes gueules de série B, deux comédiens qui affichent une belle présence à l’écran…mais la star du film reste bien évidemment Bruce Lee, qui apportait à tous ses combats, à ses moindres gestes, une précision et une tension incroyable. C’est toujours aussi fascinant de le regarder se mouvoir…presque danser…en maître de l’art de combattre sans vraiment combattre

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Le fameux poster de ce film a d’ailleurs été « swipé » à de nombreuses reprises, et notamment avec une des couvertures de la sympatoche mini-série Wolverine: Manifest Destiny de Aaron (malheureusement Ron Garney ne s’est pas occupé de la partie graphique).

La couverture variante de Grayson #8 par Bill Sienkiewicz est également pas mal du tout :

Un des meilleurs films de kung fu avec le combat des maitres 2 _. Les réalisateurs d’Iron Fist auraient plus les regarder…

C’est dingue qu’un acteur à la carrière aussi courte ait autant marqué les esprits, à tel point que même des gens n’ayant vu aucun de ces films sachent de qui il s’agit, plus de quarante ans après son décès…

Tori.

Je l’ai vu plusieurs fois, ce film ! C’était bien les vacances, à l’époque !

Et il faut évidement ajouter à ce tableau l’exçellente B.O d’un des cadors du genre: Lalo Schifrin himself !

Qui on sait :

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Sienkiewicz :

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Jim

1 « J'aime »

Diable, ça fait son effet.

Jay Fife :

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Neal Adams :

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Baldeon :

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Dave Stevens :

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Francavilla :

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Plus calme :

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