LA PLAGE SANGLANTE (Jeffrey Bloom)

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REALISATEUR

Jeffrey Bloom

SCENARISTES

Jeffrey Bloom et Steven Nalevansky

DISTRIBUTION

David Huffman, Mariana Hill, John Saxon, Burt Young…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : Blood Beach
Année de production : 1980

Série B ultra-fauchée, La Plage Sanglante fait partie de ces nombreux films qui ont tenté de capitaliser sur le succès des Les Dents de la Mer de Steven Spielberg. Mais alors que dans ces productions, les menaces venaient généralement des profondeurs (dans les Piranhas, Tentacules, Barracuda, Orca ou encore Les Monstres de la Mer), celle du navet de Jeffrey Bloom se cache sous une plage de Venice Beach en Californie. L’accroche de l’affiche pastiche d’ailleurs celle des Dents de la Mer 2« quand vous pensiez qu’il n’y avait plus de risques de retourner dans l’eau…vous ne pouvez même pas y arriver »

L’idée aurait pu donner une bisserie bien délirante, une sorte de Tremors avant l’heure. Le scénario de Jeffrey Bloom et Steven Nalevansky joue hélas sur des ressorts un peu trop grippés. La mécanique est répétitive, avec des personnages aspirés dans le sable à intervalles réguliers. Mais ces scènes manquent généralement de tension…histoire de varier un peu, le chien de la première victime se fait arracher la tête (pauvre toutou) et un violeur se fait émasculer par la mystérieuse bébête (bien fait)…

À part quelques plans à la photo tellement granuleuse qu’on n’y voit pas grand chose (certainement des ajouts tardifs puisque la version que j’ai vue est présentée comme un montage uncut…une initiative pas très judicieuse car ce monstre tout flou ne ressemble pas à celui du final), le réalisateur joue sur la suggestion en essayant (vainement) de rendre menaçante l’atmosphère de ce petit bout de plage et ne révèle pleinement la créature que lors du dernier acte. Et là encore l’image est tellement sombre qu’il est difficile de discerner les détails de cette sorte de « plante tue-mouche mutante géante », faute d’une meilleure description…

Vu le budget minuscule, c’était peut-être mieux de ne pas trop en voir. Mais comme le reste ne relève pas du tout le niveau…
Entre deux attaques, l’histoire se traîne avec les interrogations des protagonistes principaux (David Huffman et Marianna Hill font un couple vedette assez fade) et une enquête policière guère palpitante.

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Si le film est plutôt ennuyeux, il bénéficie tout de même de la présence au générique du regretté John Saxon (Opération Dragon, Les Griffes de la Nuit…), figure incontournable du cinéma d’exploitation de l’époque dans le rôle du chef de la police (avec quelques répliques croustillantes), et de Burt Young, éternel Paulie de la saga Rocky, en flic muté nostalgique de ses années à Chicago qui mène l’enquête avec une amusante décontraction tout en ingurgitant de la malbouffe. Deux sacrées trognes pour une série B très, très oubliable…