SUPERMAN (James Gunn)

Si c’est pour faire mourir Superman : aucun intérêt !

J’aimerai comprendre cette référence avec All Star Superman…

Je ne le trouve carrément pas sexy… Prince est sexy ! :crazy_face::sweat_smile::crazy_face:

Le superman de grant morrison et quitely

Oui, j’avais bien compris, je l’avais lu, aussi. Mais je ne vois pas de références…

Gunn le revendique comme l’un de ses principales influences, tel Farscape pour sa trilogie des Gardiens de la Galaxie ou encore le run d’Ostrander pour son Suicide Squad (à tel point que Ben Browder & John Ostrander son même apparus dans ces films respectifs pour leur faire honneur).

Le sens du merveilleux, Superman en héros de l’impossible ?
Je pense qu’on pourrait aussi avoir les débuts du Superman New 52 par Morrison, en combattant de l’espoir contre l’oppression.

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Everybody after the Superman trailer

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Souvenons nous de la thèse de Lehman : l émerveillement est affaire de topologie, d espace, un certain type d espace qui echappe au visible et auquel le fiction de l émerveillement donne une forme si ce n est visible, au moins lisible, evocatrice.

L émerveillement : lire/voir les espaces in-visibles, le super heros : celui qui realise l impossible parce qu il habite ces espaces.

Perso, je rajoute volontier le dédoublement du corps et une metaphore adaptée à l époque.

Le super heros à sa creation comme divisé par la puissance industrielle.

Aujourd’hui quelle metaphore ? Il y en a une qui me parait evidente si on arrive à sortir de c est-la-faute-à-papa : le super heros comme etant la démocratie assiegée.

My two scents de Noël.

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Pour les deux métaphores je veux bien que tu détailles, là comme ça je vois pas.

Les super-pouvoirs des super-heros representent l extension des capacités humaines que la révolution industriel rend possible.

Voler comme un avion, courir aussi vite qu un train, super force de l usine.

Le super heros incarne avec le superman des débuts la capacité de changer le monde, soit ce que vient de realiser la révolution industrielle.

Il habitte la ville produite par cette même révolution.

D abord les monstres et le surhomme, lorsque les sociétés traditionnelles sont percutées par la science et l industrie, puis le super heros qui habite le monde engendré par ces dernières. Le super heros affrontant tous les excès de la puissance industrielle ou des restes des sociétés traditionnelles.

Pour la démocratie, il s agirait plus d un souhait, d un pari ou encore d un constat encore en cours.

Je le formulerais ainsi : capitalisme et science en defaisant les structures traditionnelles ont profondément remanié les sociétés humaines et ont produit le discours minoritaire, le discours qui se tient au nom d une minorité, matrice du discours identitaire.

Les religions à vocation majoritaire et universelle, passée une periode d adaptation un peu compliquée se sont emparees du discours minoritaire avec felicité : ce qui devait s imposer par la force au nom du blasphème (discours majoritaire) peut desormais s imposer au nom du respect des minorités.

Il n y a plus besoin d etre le plus fort et les plus nombreux pour imposer ses vues à l ensemble, juste le mieux organisé et celui pouvant le mieux defendre son statut de minoritaire.

Dans ce cadre, un discours anti occidentale s est développé aussi vague théoriquement qu efficace dans sa diffusion. Par exemple, les identités minoritaires du sud contre le discours majoritaire et universel de l occident.

Or, les démocraties sont tout à fait minoritaires dans le monde, au max une quarantaine sur près de 200 pays.

Donc les démocraties peuvent et vont s emparer à leur tour du discours minoritaire.

Ca va changer les subjectivités des gens vivant en démocratie qui vont pouvoir se penser comme les outsiders apres s etre vecus avec culpabilité comme les ex imperialistes, majoritaires.

Le super heros peut s inscrire dans cette reformulation de l imaginaire : celui qui porte la voix de chacun contre toutes les formes de dangers qui menacent les démocraties et contre ceux qui veulent faire taire les autres : dictature, excès de la science, excès du religieux, excès du capitalisme, etc.

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En écho au futurisme, le mouvement artistique, dit comme ça.

La ville comme critère définitionnel : la preuve par l’inverse, c’est que les super-héros qui s’éloignent de la ville s’éloignent du genre, mettent un pied dans des genres voisins, et donc démontrent la porosité du genre qui peut s’hybrider facilement (le space-opéra du Silver Surfer ou de Green Lantern, les jungle tales de Ka-Zar, l’espionnage de Nick Fury, la magie de Doctor Strange…)

Le super-héros en tant que concaténation du gendarme et du voleur à la fois, permet de lutter contre les injustices du système sans sortir du système (ou les injustices de la ville sans sortir de la ville).

J’allais y venir : le super-héros (et ses critères de genre) apparaît au temps des grands empires. Certes déjà mis à mal, mais empires quand même.
Or, ils naissent dans un pays qui à la pointe de la modernité urbaine et qui se définit comme ancienne colonie ayant lutté contre son empire : c’est un discours de propagande, construit un peu a posteriori, mais c’est lié.

Jim

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Les eu qui peuvent se vivre comme outsiders, oui. C est aussi dans l adn du super heros.

D où leur capacité à incarner à un moment la contreculture. Y a un gars qui a ecrit un livre sur le sujet.

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Va falloir que je le lise, alors.

Jim

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Très intéressant, merci.

La réaction n’est dans doute pas la bonne, j’ai pensé que c’était de l’humour.

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N’oublions pas que Cavill a été un p’tit gros à l’adolescence.

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Pas mal : bien vu !

Jim

Wow, assez incroyable de voir la gueguerre que se livrent sur les réseaux les pro-Snyder et les pro-Gunn… totalement futile mais assez impayable de ridicule.
Objectivement, les premiers semblent les plus mechants, et de loin.

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Tu parles d’une surprise
(Faut vraiment que Trump leur trouve du boulot)

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