BIGFOOT ET LES HENDERSON (William Dear)

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REALISATEUR

William Dear

SCENARISTES

William Dear, Ezra D.Rappaport et Bill Martin

DISTRIBUTION

John Lithgow, Melinda Dillon, Kevin Peter Hall, Don Ameche, David Suchet, M. Emmet Walsh…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie
Titre original : Harry and the Hendersons
Année de production : 1987

Tout au long de sa carrière, le talentueux Rick Baker a conçu de nombreux maquillages mémorables, du Le Loup-Garou de Londres aux extraterrestres de la saga Men in Black en passant par les primates de Gorilles dans la Brume et de La Planète des Singes de Tim Burton. Dans ses interviews, le maître du genre, qui a pris sa retraite en 2015 face à l’avènement du numérique, a souvent répété que l’une des créations dont il était le plus fier était Harry, le gentil sasquatch de Bigfoot et les Henderson, comédie familiale signée William Dear (Timerider, le Cavalier du Temps Perdu).

Harry est un savant mélange entre les techniques animatroniques et le jeu de l’acteur sous l’épais costume, le regretté Kevin Peter Hall (qui fut le Predator dans les deux premiers films de la franchise), décédé prématurément à l’âge de 35 ans. Si Harry est une réussite, c’est autant grâce au travail de Rick Baker et de ses équipes que grâce à l’humanité, la bienveillance qui se dégage du regard du comédien. Et franchement, ce Bigfoot a une bouille irrésistible !

Co-produit par Steven Spielberg (sans être crédité au générique), Bigfoot et les Henderson déroule une histoire classique, pleine de bons sentiments mais sans débauche de guimauve dégoulinante (à une ou deux exceptions près quand même). Le schéma est connu : de retour de camping, une famille percute ce qu’elle pensait être un gros animal.

Les Henderson découvrent alors qu’il s’agit d’une créature soi-disant légendaire, le Bigfoot. Et bien entendu, ce brave habitant de la forêt va apporter une dose bienvenue de merveilleux dans un quotidien qui en manquait tant et remettre en question le mode de vie du père, un homme qui a mis de côté sa passion du dessin pour travailler dans l’armurerie de son père.

La distribution est de qualité. John Lithgow (Les Aventures de Buckaroo Banzaï) est tête d’affiche, ce qui n’a pas souvent été le cas et il est comme souvent excellent, entre humour et émotion. Parmi les rôles secondaires, il y a notamment M Emmet Walsh (Sang pour sang); Don Ameche, qui fait partie de ces “vieux de la vieille” dont la carrière a été relancée par le Cocoon de Ron Howard et surtout le britannique David Suchet (c’était juste avant sa longue série des Hercule Poirot), savoureux en chasseur canadien obsédé par l’idée d’ajouter le Bigfoot à son palmarès.

Bref, un sympathique spectacle familial pour lequel Rick Baker a remporté le mérité Oscar des meilleurs maquillages. Bigfoot et les Henderson n’a pas été un énorme succès en salles, mais ce fut suffisant pour que la Universal développe une série télévisée dérivée qui a connu 3 saisons entre 1991 et 1993. Kevin Peter Hall y a repris le rôle de Harry et le prolifique Bruce Davison (Willard, X-Men…) a succédé à John Lithgow dans celui de George Henderson.

Oh, j’avais oublié que ça avait commencé par un film !

Mais il y a le logo Amblin sur l’affiche (et il est indiqué “A Universal/Amblin production” au-dessus du titre).

Tori.

C’est vrai, mais généralement Spielberg est crédité pour presque toutes les productions Amblin. Il n’y en a pas beaucoup où son nom n’est pas au générique…