RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Hop, lecture du tome 5 de la première série X-Men Forever.

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Claremont boucle ses intrigues et ramène plein de personnages, réglant dans un premier temps le sort du Consortium de de Ziggy Trask. Les mutants s’aperçoivent que l’organisation utilise un satellite et décident de mener une opération dans l’espace.

Le premier épisode est pour l’essentiel consacré à des scènes de mise au point, de préparation, sans grosse baston. Le scénario exploite une information fournie en conclusion de l’arc précédent, à savoir que Tony Stark est associé au consortium.

Suivent deux épisodes de bagarre, durant lesquels Stark s’avère la taupe au sein du Consortium pour le compte de Nick Fury. Classique, efficace, un peu sans envergure cependant, à l’image du dessin de Rodney Buchemi, très propre et agréable, assez rond, sans peps.

À la fin de la saga, Beast, seul en mesure de contrôler une explosion à venir, reste sur le satellite, avec Stark. L’installation explose, emportant un mutant et un Vengeur (certains diraient deux Vengeurs, bien sûr).

X-Men Forever #24, conclusion de ce premier cycle, met en scène un nouvel enterrement. Ravagée par la perte de Hank, Jean décide de quitter un temps l’équipe. Les différents héros réfléchissent aux événements précédents, et le chapitre, ainsi que la série, se conclut sur une image rafraîchissante de la toute première équipe.

Le recueil comprend également un numéro à la pagination accrue, X-Men Forever Giant-Size, dessiné par Mike Grell. Ce dernier signe des grandes cases un peu statiques, ce qui convient pas trop mal aux scènes d’action mais s’avère un peu dommage dès lors qu’il s’agit de montrer les doutes ou les craintes.

Et l’épisode en regorge puisque les Shi’ars découvrent que l’assaut qu’ils ont subi de la part de Warskrulls a été provoqué par la consultation des archives informatiques de l’Empire, par Charles Xavier (dans le but de trouver éventuellement des éclaircissements sur le « burnout » qui frappe les mutants).

L’épisode se conclut sur la sanction de Lilandra (à qui les mutants cachent la présence de Jean : l’impératrice ne sait pas que la jeune femme a survécu et tout le monde craint que ça ne dégénère) : Xavier, le consort, sera exilé loin de la Terre et retenu prisonnier près d’elle.

Si l’épisode est plus long, il présente comme défaut de décrire une intrigue riche et prometteuse qui aurait pu s’étaler sur plus long, faire l’objet de quelques chapitres au sein d’une série régulière. Il y a quelque chose de tassé et de pressé dans le déroulement.

La première mouture s’arrête ainsi, sur cette note entre trop et pas assez, et prépare le terrain pour la seconde.

Jim

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Et éditorialement un retour à la situation leekirbyenne d’origine, oui.
Mais le peuple inhumain ne veut pas d’interaction, et lui ne veut pas la guerre : le repli est la solution qui convient à tous.

Jim

Ne pas vouloir la guerre et partir sont deux choses différentes, je pense qu’il ne voulait pas spécialement partir, et il a été obligé d’abandonner sa cité pour fuir la guerre.

Il a abandonné son île, pas sa cité. Puisqu’elle a été téléportée via Lockjaw.

Jim

Oui, sur Fantastic Four.

Oui, c’est certain, mais ce n’est pas ce que je cite là. Dans Black Panther, Priest nous montre un animal politique, qui met en jeu la logistique, le réseau (les Dora Milaje, c’est les deux). McDuffie, dans Fantastic Four, met en avant le stratège et le scientifique. Il privilégie l’intelligence à la ruse, dans une série dominée par l’intelligence qu’incarne Reed Richards. Le Black Bolt de Jenkins, c’est un joueur d’échec du même calibre.

Jim

Les deux en fait mais je parlais des FF… oui il a pas été sur la série panther c etait Hudlin à l epoque

J avoue que j ai trés peu de souvenirs de cette periode… je trouvais tout ca trés ennuyeux et assez convenu aprés Priest… (ce qui est toujours le cas d ailleurs)

Pour les plus complétistes :

GeNext-United-TPB-2009

1 « J'aime »

Whoua mais qu est ce que c est ?

« Flash forward to 2008, and Claremont was teamed with artist Patrick Scherberger on « GeNext. » Set loosely 10 years after the events of « X-Men: The End, » the five-issue miniseries - told « out of the mainstream continuity » - followed a new generation of X-Men. Professor X and Magneto are dead and Cyclops and Emma Frost are running the school. »

Ce n est pas très ragoutant

Semaine prochaine

SILVER SURFER EPIC COLLECTION THE RETURN OF THANOS TP

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Kree-Skrull War II! The Silver Surfer has been manipulated into joining the conflict
between the Kree and the Skrulls, and now his homeworld of Zenn-La has become a
target! What sacrifice must Norrin Radd make to protect his people? As the war beever more complex, Shalla-Bal learns that one side has a traitor in its midst!
Both empires are being manipulated by outside forces, but can the Surfer discover
the truth before the bloodshed gets any worse? Then, to correct what she sees as
« the great imbalance, » Death has resurrected Thanos of Titan - and he means to kill
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A man of action and a man of science, Dr. Henry Pym invented an amazing growth serum and a cybernetic helmet - and with them, he became the Astonishing Ant-Man! Pym soon teamed with Janet Van Dyne, the winsome Wasp, and the two tiny titans went on to battle an array of mini- and maxi-sized menaces from the Scarlet Beetle to the Black Knight! But adventures in the microscopic world weren’t enough for one of the Marvel Age’s first super heroes. Soon, Ant-Man became the biggest Avenger there ever was: Giant-Man! And his foundational adventures are all here in this debut Epic Collection! Collecting material from TALES TO ASTONISH (1959) #27 and #35-59.

In Shops: Feb 01, 2023

SRP: $39.99

En 1994-1995, dans la foulée de Marvels, l’éditeur lance différents produits en peinture destinés à évoquer les grandes heures ou les grands personnages de son histoire éditoriale. Et notamment trois one-shots renvoyant aux anthologies ayant vu naître certains de leurs plus grands héros : Tales to Astonish, Tales of Suspense et Strange Tales. En 2018, une compilation permet de retrouver ces trois récits.

Les trois récits sont écrits par des scénaristes déjà bien connus à l’époque. Le premier au sommaire, Tales of Suspense, regroupe Captain America et Iron Man. Le scénario est signé James Robinson et les illustrations Colin MacNeil, un auteur s’étant illustré sur Judge Dredd, entre autres.

Le principe est simple : Nick Fury et Dum-Dum Dugan convoquent séparément Captain America et Iron Man afin de les enrôler dans une mission contre un groupe terroriste. Bien entendu, les lascars n’informent pas leurs agents improvisés que quelqu’un d’autre est missionné. D’autant que les relations entre les deux héros sont à l’époque assez tendues.

Amateur des effets de style et d’une approche formelle du récit, James Robinson écrit l’histoire en parallèle, faisant résonner les deux voix off des personnages et alternant les cases ou les planches afin de mettre leurs actions en parallèle.

Le groupe terroriste qu’ils affrontent renvoie chacun des deux héros à son propre passé : un savant que Cap a affronté durant la guerre, ou les notes et les plans que Tony a laissés dans la grotte où il a fabriqué sa première armure. Ils sont donc tous deux impliqués, touchés personnellement.

Mais Robinson a la bonne idée d’expliquer que ce sont des diversions installées par un méchant assez retors et conscient de l’impact que cela exerce sur les héros. L’attentat ne vise pas la présidence américaine mais un partenaire industriel japonais, dans le but d’affaiblir l’économie américaine. Bien entendu, les héros sauront intervenir au dernier moment.

Le deuxième récit compilé dans le recueil est Tales to Astonish, une aventure réunissant Ant-Man, Wasp et Hulk, des piliers de la fameuse anthologie (les deux premiers y ont vu le jour, le troisième y a trouvé refuge quand son propre titre s’est arrêté). Le scénario est signé Peter David et le dessin John Estes.

L’histoire commence à Oslo, où un criminel a capturé le juge qui l’a condamné et se venge en reproduisant le supplice que la mythologie associe à Loki. De leur côté, Hank Pym et Janet Van Dyne se rendent à un colloque sur la police scientifique européenne, pour lequel le scientifique vient faire une conférence. Ils sont accueillis par Kurt Hamsun, un policier norvégien.

Très rapidement, les trois interlocuteurs évoquent le sujet du criminel, et les deux héros se lancent à sa poursuite. La traque se déplace dans la région des fjords, où le bandit découvre, dans une grotte, une dague enchantée par Loki (reproduisant ainsi le schéma ayant vu naître Thor). Lui-même étant grand amateur de mythologie, il s’empare de l’objet et devient une sorte d’incarnation démente du dieu farceur.

La première rencontre se passe mal pour les deux héros insectoïdes qui ne doivent leur salut qu’à l’intervention de Hulk, dans son incarnation « Docteur Banner ». De son côté, le faux Loki transforme un loup et un serpent de zoo en pseudo Fenris et Jormundgand, ainsi qu’une otage en Hela. Les héros le retrouvent dans un palais magique.

Le faux Loki prend Hulk pour un nouveau Balder. L’intervention des trois Vengeurs permet de retourner la magie de leur adversaire contre lui-même, ce qui libère l’otage.

À la fin du récit, Hulk parvient à s’emparer de la dague ensorcelée, à résister au sort qui l’habite et à jeter l’objet dans la mer.

Le troisième récit compilé dans ce recueil est Strange Tales, écrit par Kurt Busiek et illustré par Ricardo Villagran. Ce tome fait intervenir Johnny Storm, Ben Grimm, Doctor Strange ainsi que Nick Fury, autant de figures ayant donné à la célèbre anthologie un pan entier de son histoire.

Tout commence lors d’une des fameuses parties de poker regroupant certaines des figures les plus remarques de l’univers Marvel. En l’occurrence Ben Grimm, Nick Fury, Johnny Storm et… Doctor Strange, qu’on ne remarque pas tout de suite. Le récit s’ouvre sur l’évocation d’un épisode de la carrière de Fury durant lequel il a affronté Yellow Claw. Johnny et Ben ont du mal à le croire et racontent à leur tour une visite à leur ami Wyatt Wingfoot, qui a conduit à une aventure incroyable.

Leur ami, chef de la tribu des Keewazi, les a appelés parce que des événements surnaturels se produisent sur le territoire de la réserve. Il leur raconte une anecdote qui évoque le folklore indien, et les deux héros acceptent de rester dans le coin afin de voir de quoi il retourne.

C’est ainsi que les propos de Wyatt réveillent des souvenirs de précédentes aventures. C’est l’occasion pour les auteurs de revenir à la période de publication d’origine, quand Johnny fréquentait Dorrie. C’est ainsi que les héros, dans cette vieille aventure, ont affronté des alligators dans les égouts, conformément à une légende urbaine.

Les deux héros sont donc opposés à Golden Gator, un super-vilains reptilien qui finit écrasés sous l’éboulement d’une voûte d’égout. Mais l’évocation de ce souvenir, ainsi que la concentration d’énergie magique, a attiré le Doctor Strange sur la réserve indienne, qui raconte lui aussi une aventure.

Car oui, Strange a connu aussi une affaire comparable, enquêtant sur l’apparition d’un monstre dans les milieux aisés de la ville. Mais quand il est intervenu, le sorcier a vu la créature disparaître sans explication.

Une créature qui apparaît, qui sème le trouble puis qui s’évanouit sans explication, voilà qui ressemble à ce que Wyatt observe dans sa tribu. Et cela rappelle un autre souvenir au jeune homme, le souvenir d’un récit qui lui a été raconté quand il était enfant, et qui remonte à la jeunesse de son propre père.

Il s’agit d’un affrontement entre son grand-père (que l’on a croisé lors de vieilles apparitions de Wyatt et dont on apprend qu’il était amateur des monster comics de Marvel) et Oorgo, un personnage apparu il y a longtemps sous les crayons de Jack Kirby. Le vieux shaman est parvenu à le repousser grâce à un vieux talisman indien.

Comprenant qu’ils ont affaire à des créatures de fiction, nées de rumeurs, de légendes urbaines ou même de bandes dessinées, les quatre aventuriers se tournent vers celui qui est parvenu à l’origine à repousser l’assaillant, le fantôme de Silent Fox, le grand-père de Wyatt.

Mais Doctor Strange est le seul à comprendre l’entourloupe : les adversaires se sont matérialisés face à ceux qui croyaient à leur existence. Or, les héros croient en l’existence du fantôme de Silent Fox, si bien qu’il est simple de comprendre que le spectre n’est pas leur allié, mais un nouvel avatar de leur ennemi, Khlog.

Sur les conseils de Doctor Strange, Wyatt utilise le vieux talisman de son grand-père et raconte l’histoire de trois aventuriers qui combattent « l’ennemi ». Ainsi, c’est par une histoire qu’il combat une histoire, et finit par vaincre.

Bien entendu, Nick Fury ne croit pas un instant à ce récit, pas plus que ses partenaires de jeu n’ont cru au sien. Kurt Busiek joue la carte (hinhinhin) de la mise en abyme, de l’histoire imbriquée dans l’histoire, et donne au titre de son récit, « Strange Tales », une couche supplémentaire de signification. Il offre aussi l’histoire la plus classique et la plus en prise avec le passé éditorial de Marvel. D’ailleurs, le recueil marque une progression évidente : on commence par James Robinson qui propose une écriture moderne toute en style et en effets, mais qui vieillit vite, puis on passe à Peter David chez qui la modernité se loge dans les dialogues plein de références et dans le décalage, avant d’aller vers Kurt Busiek qui joue la carte de la nostalgie et de l’exploration des aspects les plus folkloriques et grotesques de Marvel dans une relecture contemporaine.

Le recueil, s’il commence par le récit le plus typé pour finir par le plus distrayant, présente quand même quelques défauts. Parmi eux, une impression très sombre qui nuit beaucoup aux deux premières histoires, et l’oubli fâcheux de la page de crédits d’auteurs dans le premier volet, qui a purement et simplement disparu, laissant à sa place une page blanche. Un peu plus de soin n’aurait pas été du luxe.

Jim

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