LE BLOB (Chuck Russell)

REALISATEUR

Chuck Russell

SCENARISTES

Chuck Russell et Frank Darabont, d’après le scénario de Theodore Simonson et Kay Linaker

DISTRIBUTION

Kevin Dillon, Shawnee Smith, Donovan Leitch, Jeffrey DeMunn…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : The Blob
Année de production : 1988

Chuck Russell et Frank Darabont se sont rencontrés au début de leurs carrières respectives, alors qu’ils travaillaient dans l’équipe de production de la série B horrifique Une Nuit Infernale (1981) avec Linda Blair. Les deux hommes se sont découverts pas mal de points communs, dont le même intérêt pour le cinéma de genre des fifties, et leur collaboration s’est poursuivie lorsqu’ils ont été engagés pour remanier le scénario du troisième Freddy, Chuck Russell en profitant alors pour faire ses débuts derrière la caméra pour ce qui est devenu l’un des volets les plus réussis de la franchise.

Freddy III : Les Griffes du Cauchemar a très bien marché et le duo s’est retrouvé aux commandes de The Blob, le remake de Danger Planétaire (le premier succès de Steve McQueen datant de 1958). Le projet était en développement depuis 1986 pour une sortie prévue pour 1988, histoire de fêter le trentième anniversaire de l’original. Et même si ce ne fut pas l’avis de la critique de l’époque, Le Blob fait partie de ces réinventions des années 80 que je trouve meilleures que leurs modèles, à l’instar de The Thing de John Carpenter et La Mouche de David Cronenberg (mais dans un style bien à part).

Le Blob s’ouvre sur un générique qui donne l’impression que le décor est celui d’une ville fantôme…avant de découvrir qu’il s’agissait d’une fausse piste (très bien faite, d’ailleurs) et de voir tous les habitants de cette bourgade tranquille de Californie réunis au stade pour un match de football. Le scénario de Russell et Darabont s’amuse avec la structure des bisseries des années 50 et reprend les personnages-types et les passages obligés de Danger Planétaire (comme la scène du cinéma et sa mise en abyme) en injectant plus de rythme, de violence et d’humour (noir) sur un ton souvent cynique.

Si beaucoup d’observateurs voyaient dans le Blob une représentation de la « menace rouge » (ce qui peut de toute façon s’appliquer à l’excès à de nombreux films de S.F. horrifique de cette période…après tout, ils voyaient des rouges partout), la nature même de la créature, autrefois venue des étoiles, a changé dans cette nouvelle version, de façon assez judicieuse pour coller à un parfum plus conspirationniste. Ce twist est bien amené et permet d’embrayer sur le spectaculaire dernier acte.

L’origine du Blob a été modifiée…mais ce qui ne change pas, c’est l’appétit insatiable de cette masse visqueuse qui grandit de plus en plus au fur et à mesure qu’elle ingère les infortunés habitants d’Arborville. Confiés à Tony Gardner (Le Retour des Morts-Vivants, La Famille Addams…) et à ses équipes, les effets spéciaux sont aussi excellents (à quelques transparences près mais rien de bien gênant) que peu ragoûtants, dans le registre d’un gore cartoonesque qui déforme les corps à l’extrême tout au long de visuels cruels et délirants à la fois.

Troisième film consacré à cette créature (il y a eu aussi la suite Attention au Blob ! en 1972), Le Blob fut un échec à sa sortie avant d’acquérir un petit statut culte avec les années. Chuck Russell a attendu six ans pour réaliser son film suivant, le génial The Mask avec Jim Carrey. Après ce triplé gagnant, il n’a pas su confirmer et sa carrière est devenue plus confidentielle dans les années 2000.

2 « J'aime »

C’est celui réalisé par Larry Hagman ?
Ah il est bien mauvais esprit, celui-là.

Jim

Sa seule réalisation pour le cinéma, quelques années avant Dallas. Ils ont même ajouté un « le film tourné par J.R » sur certains matériels promotionnels pour les ressorties successives…

Hahahahaha
Jamais rater une bonne occasion de promo !

Jim

Troy Nixey :