SOCIETY (Brian Yuzna)


(Le Doc) #1

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REALISATEUR

Brian Yuzna

SCENARISTES

Rick Fry et Woody Keith

DISTRIBUTION

Billy Warlock, Devin DeVasquez, Evan Richards, Ben Meyerson…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Année de production : 1989

Producteur des premiers longs métrages de Stuart Gordon (Re-Animator, From Beyond - Aux portes de l’au-delà, Dolls - Les Poupées), Brian Yuzna ne s’est pas éloigné de son genre de prédilection au moment de passer derrière la caméra. Pour ses débuts de réalisateur, Yuzna avait dans un premier temps développé The Man, une histoire de science-fiction paranoïaque écrite par Dan O’Bannon (Alien). Quand ce projet tomba à l’eau, son choix se porta alors sur Society, un script de Rick Fry et Woody Keith (qui signèrent également à la même période le scénario de Re-Animator II que Yuzna tourna à la suite de Society) qui partageait selon lui des points communs thématiquement parlant avec The Man. Mais Yuzna n’était pas satisfait du dernier acte du film, qui faisait des milliardaires de Beverly Hills les membres d’une secte sanguinaire.

Pour Brian Yuzna, Society devait se terminer sur quelque chose d’encore plus dérangeant…avec un peu plus de…chair…

Le héros de Society est un jeune homme du nom de Bill Whitney. Bill semble avoir tout ce qu’il faut pour être heureux dans la vie. Sa famille est fortunée, ils vivent dans une superbe maison à Beverly Hills, il est populaire au lycée et sort avec une jolie pom-pom girl. Mais au fond de lui, il ne se sent pas tout à fait à sa place dans cette haute société californienne. Et quand l’ex-petite amie de sa soeur lui fait écouter l’enregistrement de ce qui pourrait être une ignoble orgie, les choses prennent une tournure de plus en plus étrange…

Si Society prend son temps pour démontrer que quelque chose est littéralement pourri derrière les respectables façades des demeures de Beverly Hills (quitte à ce qu’il y ait quelques longueurs), c’est pour mieux détourner avec jubilation tous les codes des soap-operas des années 80. Les parents sortent tout droit de Falcon Crest et les jeunes sont des clichés ambulants interprétés par des comédiens aux capacités limitées (Billy Warlock, vu dans Alerte à Malibu, Des Jours et des Vies et Les Feux de l’Amour, joue comme un pied…et il n’est pas le seul…et même ça, Brian Yuzna a l’air de s’en amuser comme un sale gosse). C’est la série TV Beverly Hills avec le ton parano d’une série B de S.F. des années 50…mais avec quelque chose de plus grotesque dans la satire concoctée par Yuzna et ses scénaristes…

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…une satire à l’humour noir réjouissant qui devient de plus en plus graphique dans le dantesque dernier tiers du film. Le mal qui grouillait sous la surface explose dans un délire charnel et visqueux. Dans le générique début, qui suggérait l’horreur à venir, les effets spéciaux du spécialiste Screaming Mad George (avec lequel Brian Yuzna retravaillera régulièrement par la suite) sont qualifiés de “surréalistes” (Dali fait d’ailleurs partie des références revendiquées pour l’élaboration du final). Et c’est un adjectif qui colle bien à la représentation démente de la véritable nature des riches de la haute société de Beverly Hills, cauchemar orgiaque suintant et dégoulinant.

Bien accueilli en Europe, Society fut démoli par la critique en son pays. Le premier long métrage de Brian Yuzna a pris la poussière sur les étagères de son distributeur jusqu’à ce qu’il sorte finalement à la sauvette en 1992.


CHERIE, J'AI RETRECI LES GOSSES (Joe Johnston)
(soyouz) #2

Il a la tête dans le cul ???


(Le Doc) #3

Littéralement ! ^^